Charlottesville: "le racisme c'est le mal", dit Trump

15 Août, 2017, 03:56 | Auteur: Lynn Cook
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La fille et conseillère du président, Ivanka Trump, a quant à elle elle dénoncé sans ambages "le racisme, la suprématie blanche et les néo-nazis", estimant dans une série de tweets dimanche matin qu'il n'y avait "pas de place dans la société américaine" pour de telles idées. "Et ceux qui provoquent la violence en son nom sont des criminels et des voyous, y compris le KKK [Ku Klux Klan], les néonazis, les suprémacistes blancs et d'autres groupes haineux qui sont répugnants face à tout ce qui nous est cher en tant qu'Américains". "Quelle que soit la couleur de notre peau, nous vivons tous avec les mêmes lois, nous saluons le même drapeau", a-t-il aussi observé. Dans un premier temps, il avait en effet condamné les violences mais renvoyé les deux camps dos à dos en pointant une responsabilité "venant de diverses parties".

C'est qu'au milieu de ce marasme, une femme de 32 ans a été tuée, après qu'une voiture a foncé sur la foule - une enquête du FBI est en cours.

Donald Trump, qui à de multiples reprises a reproché à son prédécesseur à la Maison Blanche, Barack Obama, son laxisme présumé contre le "terrorisme" et son refus de prononcer les mots "islam radical", faisait face à des demandes émanant des démocrates comme des républicains de parler ici de "terrorisme intérieur".

Le rassemblement du samedi 12 août 2017 à Charlottesville (Virginie, Etats-Unis) en témoigne.

Une partie de la droite alternative, ou "Alt Right", a soutenu Donald Trump dans sa course à la Maison Blanche, et celui-ci a plusieurs fois refusé de prendre clairement ses distances avec certains de ses groupes ou de ses leaders.

Les critiques du milliardaire républicain avaient dès samedi effectué des rapprochements entre sa tiédeur après les violences de Charlottesville et l'ambiguïté qu'il cultive vis-à-vis de l'extrême droite depuis sa campagne.

Kenneth Frazier, le PDG du géant américain de la pharmacie Merck, a ainsi annoncé lundi qu'il démissionnait de ses fonctions de conseiller économique de Donald Trump.

"Le président a dit avec force hier qu'il condamnait toutes les formes de violence, de sectarisme et de haine", a indiqué ce porte-parole de l'exécutif américain.

De façon probablement opportuniste, les autorités judiciaires américaines ont annoncé lundi avoir bouclé une vaste investigation sur des gangs racistes actifs dans les prisons du Texas.

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