"Des choses qu'ils n'avaient jamais cru possibles leur arriveront" — Trump sur Pyongyang

14 Août, 2017, 02:24 | Auteur: Lynn Cook
  • La Corée du Nord menace de frapper l'île américaine de Guam

Étant donné l'isolement de la Corée du Nord, le journal chinois estime que "Washington devrait réfléchir sur ce qui pourrait attiser le désir de Pyongyang d'entrer en contact avec le monde extérieur et faire en sorte que la perspective d'un retour dans le giron de la communauté internationale devienne attirant".

Cette montée des tensions entre les États-Unis et la Corée du Nord pèse sur les marchés financiers et inquiète de nombreux dirigeants mondiaux. "Kim Jong-un, on l'espère, prendra un autre chemin!"

Le régime nord-coréen a de son côté accusé le président des États-Unis de conduire la péninsule coréenne au bord d'une guerre nucléaire.

En réaction, Pékin a réitéré son appel à la retenue: "Nous appelons toutes les parties à faire preuve de prudence dans leurs mots et leurs actions, et à agir davantage pour apaiser les tensions", a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Les hommes politiques ne sont pas les seuls à douter. Seuls 35 % des Américains pensent que Trump a la "capacité " de "gérer la situation ". "Mais je n'en suis pas sûr", a déclaré Bill Richardson, ancien ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, dans un entretien à l'AFP.

Cette guerre rhétorique entre les États-Unis et la Corée du Nord alimente les craintes d'une erreur de calcul qui aurait des conséquences catastrophiques sur la péninsule coréenne et au-delà.

" Je ne vois pas de solution militaire à ce conflit (...) Je considère l'escalade verbale comme une mauvaise réponse", a mis en garde vendredi la chancelière allemande Angela Merkel.

Choisissant la stratégie de tension et de provocation permanente, le président des Etats-Unis veut en découdre avec "l'ennemi nord-coréen". Le président américain a affiché sa conviction que les lignes allaient bouger sur ce front. "Aucune activité militaire inhabituelle n'a été observée en Corée du Nord ", a-t-elle ajouté. "Si la Corée du Nord a pour projet d'attaquer quiconque que nous aimons, que nous représentons, ils peuvent être très très inquiets".

La Maison-Blanche tente d'atténuer les propos de son patron.

Donald Trump ne s'est toutefois pas engagé sur la question d'éventuelles frappes préventives.

La Russie a quant à elle fait état d'un plan sino-russe de sortie de crise. "Il n'y a rien de nouveau", a-t-il dit sous couvert d'anonymat. L'armée américaine a indiqué hier être "prête à combattre" si le président Trump en donnait l'ordre.

Joseph Bermudez, un expert de la Défense nord-coréenne et des renseignements, a posté des photographies sur le site de surveillance " 38 North " -de l'Institut États-Unis/Corée de l'université Johns Hopkins- qui, selon lui, pourraient montrer des préparatifs pour un essai de missile mer-sol balistique (SLBM).

C'est la troisième fois en seulement quelques jours que le locataire de la Maison Blanche menace directement le régime communiste, qui multiplie les tirs de missile dans le Pacifique et menace désormais l'île américaine de Guam.

"Florilèges d'assertions Trump a visé plus particulièrement le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un". " Quatre missiles seront tirés simultanément et survoleront les préfectures japonaises de Shimane, Hiroshima et Koichi", explique l'armée. "Ils voleront à une altitude de 3.356,7 mètres pendant 1.065 secondes [environ 18 minutes, ndlr] et tomberont dans l'océan à une distance de 30 ou 40 km de Guam", a indiqué le général.

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