Corée du Nord : Paris et Londres réagissent

13 Août, 2017, 03:19 | Auteur: Lynn Cook
  • Avions américains décollant de l’île de Guam dans le Pacifique lundi

Pour sa part, M. Trump a déclaré que les Etats-Unis étaient pleinement conscients des efforts déployés par la Chine pour résoudre la question du programme nucléaire de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et qu'ils souhaitaient maintenir des contacts étroits avec Beijing sur des questions internationales et régionales d'intérêt commun. Au cours d'un entretien téléphonique avec le gouverneur de Guam Eddie Calvo, le président américain l'a "assuré" que "les forces américaines sont prêtes à garantir la sûreté et la sécurité de la population de Guam, comme celle de l'ensemble des États-Unis", a indiqué la Maison Blanche. "Je pense qu'elles peuvent devenir encore meilleures", a-t-il dit selon la même source.

Washington a appelé à plusieurs reprises Pékin à faire davantage contre son allié nord-coréen.

Toujours principal soutien de Pyongyang, la Chine est restée en retrait face aux échanges récents entre Corée du Nord et États-Unis, renvoyant volontiers dos à dos les deux pays. Jusqu'à l'annonce d'une discussion avec Xi Jinping, aucun signe d'apaisement n'était perceptible. "(...) Je considère l'escalade verbale comme une mauvaise réponse", avait mis en garde vendredi la chancelière allemande Angela Merkel.

Alors que les prochains exercices militaires conjoints entre Séoul et Washington, durant lesquels les tensions sur la péninsule coréenne tendent à s'aggraver, commencent autour du 21 août, la présidence sud-coréenne s'est aussi exprimée.

Un responsable de la Maison Blanche a indiqué qu'il ne fallait pas voir dans les propos de Donald Trump le signe d'une action militaire imminente. L'escalade actuelle est différente, non pas tant du fait de la rhétorique de la Corée du Nord qui menace, par exemple, Guam depuis 2013, mais du fait du changement de ton américain. "Espérons que Kim Jong-un choisira une autre voie", a écrit le président américain sur son compte Twitter.

Selon les analystes, des tirs vers Guam placeraient Washington dans une position délicate: si les Etats-Unis ne tentaient pas de les intercepter, leur crédibilité en prendrait un coup et Pyongyang se sentirait pousser des ailes pour mener un test de missile intercontinental (ICBM) grandeur nature.

Joseph Bermudez, un expert de la Défense nord-coréenne et des renseignements, a posté des photographies sur le site de surveillance "38 North" - de l'Institut États-Unis/Corée de l'université Johns Hopkins - qui, selon lui, pourraient montrer des préparatifs pour un essai de missile mer-sol balistique (SLBM).

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