Charlottesville : un mort dans les violences au cours d'un rassemblement d'extrême droite

13 Août, 2017, 00:36 | Auteur: Lynn Cook
  • Donald Trump parle à la presse après les événements de Charlottesville 12 août

Selon le premier bilan indiqué par le maire, il y a un mort et onze blessés.

On ne connaît pas encore les détails concernant l'auteur de l'attentat, qui a été arrêté, mais l'on peut supposer provisoirement que les personnes visées étant les nationalistes, il s'agit d'un fasciste antifa ou d'un extrémiste de gauche.

Dans un air chargé en gaz lacrymogène, les heurts opposant manifestants de la droite radicale et contre-manifestants se sont multipliés avant même le début prévu du rassemblement, avec des rixes, des jets de projectiles, des échanges de coups de bâton. Puis elle a reculé et nous a encore heurtés.

"La voiture a foncé sur eux à pleine allure avant de faire marche arrière", précise Philippe Randé sur Twitter.

Des membres de milices d'extrême droite s'étaient positionnés en tenue paramilitaire, fusil semi-automatique en bandoulière, non loin des forces de l'ordre très sollicitées. "Il y avait une fille derrière qui essayait de se relever", a relaté un témoin.

Une personne est décédée à l'issue d'un rassemblement controversé de groupuscules de l'extrême droite américaine, samedi, à Charlottesville, en Virginie. Le rassemblement avait été interdit par la police, et le gouverneur de l'Etat américain de Virginie, Terry McAuliffe, avait déclaré l'état d'urgence à Charlottesville. Les forces de l'ordre se sont ensuite vues obligées d'évacuer le parc où se déroulait la manifestation.

Dans une conférence de presse improvisée depuis son lieu de vacances à Bedminster (New Jersey), le président Trump a condamné "dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties".

Les groupes de la droite radicale et identitaire américaine, dont le Ku Klux Klan et des néo-nazis, veulent dénoncer le projet de Charlottesville de déboulonner la statue d'un général sudiste favorable à à l'esclavagisme.

Certains militants, professant la suprématie de la race blanche, brandissaient des drapeaux confédérés, un symbole considéré comme raciste par de nombreux Américains. "Rien de bon n'émerge de la violence", a-t-elle écrit sur Twitter.

Des membres du Ku Klux Klan défilent dans les rues de Charlottesville (Etats-Unis), le 8 juillet 2017. Beaucoup plus de militants de la droite nationaliste étaient attendus ce samedi, notamment grâce à la présence de différents responsables de la mouvance "Alt-Right", pro-Trump et très présente sur les réseaux sociaux.

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