Maduro souhaite avoir une "conversation" avec Trump — Venezuela

12 Août, 2017, 00:22 | Auteur: Lynn Cook
  • Donald Trump menace le Venezuela d'une

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a consacré jeudi l'Assemblée constituante comme la plus haute instance du pays lors de sa première apparitions devant la chambre, très proche du pouvoir.

Ces nouvelles sanctions visent huit responsables, dont un frère du défunt président, Hugo Chavez (1999-2013), impliqués dans la récente mise en place de l'Assemblée constituante, rejetée par une grande partie de la communauté internationale.

Le chef de l'Etat avait présenté l'élection comme le seul moyen de résoudre la crise politique qui agite le pays, après quatre mois d'une vague de contestation qui a fait plus de 120 morts.

"Cette assemblée a eu une naissance violente", a déclaré jeudi Nicolas Maduro, avant de promettre que les manifestants violents seraient incarcérés, déclenchant une ovation des députés.

Tout en disant souhaiter avoir des relations 'normales' avec les Etats-Unis, il a averti M. Trump que son pays répondrait 'avec les armes à la main' à une éventuelle agression.

La Chambre, où ne siègent que des alliés des socialistes, pourrait en outre permettre à Nicolas Maduro de s'arroger les pleins pouvoirs, prédit l'opposition. Lors de celle-ci, les membres de la Constituante ont limogé à l'unanimité, Luisa Ortega, la procureure générale du pays et principale opposante à Maduro dans les sphères du pouvoir.

Le médiateur du pays, Tarek Saab a été choisi pour la remplacer et a dénoncé sa 'complicité et son inaction' face au bain de sang des manifestations.

Convoquée par la justice, l'ancienne procureure est désormais en fuite et se déplace de refuge en refuge. Dans un mémo interne, la banque helvète demande à ses courtiers de ne pas toucher à deux obligations, dont une émise en 2014 par la société pétrolière publique PDVSA, et une autre provenant directement du gouvernement, a-t-on ajouté de même source.

'Est-ce là la paix dont parle Maduro?' s'est indigné Gerardo Blyde, maire de la ville voisine de Baruta, qui fait également l'objet de poursuites. "Le Venezuela ne peut être sanctionné par rien ni par personne", avait alors immédiatement réagi le ministre des Affaires étrangères vénézuélien Jorge Arreaza, selon lequel les États-Unis "se ridiculisent devant le monde entier".

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