Présidentielle: Julien Dray demande un audit des dépenses de Hamon

11 Août, 2017, 01:30 | Auteur: Lynn Cook
  • Présidentielle : Julien Dray réclame un audit des comptes de campagne de Benoît Hamon, le moins

Soit 6,58 euros par voix obtenus.

Le plus remonté, pour le moment, reste Julien Dray, porte-parole de la direction collégiale du Parti socialiste. En comparaison, Emmanuel Macron qui a pourtant disputé un tour de scrutin et quinze jours de campagne supplémentaires a déclaré 16,7 millions d'euros de dépenses à la même commission. "On trouve que c'est beaucoup de sous pour un résultat très modeste (.) Je me dis qu'ils ont dû payer des choses très chères".

Selon lui, le coût de la campagne pose question. "Donc il y a un audit, correct, honnête, à faire", a-t-il fustigé.

"Je pense que nous sommes un certain nombre à avoir beaucoup d'interrogations sur la manière dont a été géré ce budget de la campagne présidentielle". Et il enfonce le clou en incitant Benoît Hamon à s'expliquer sur les dépenses. "Vous dépensez l'argent qui ne vous appartient pas, qui appartient pour une part aux militants du Parti socialiste, ou qui va être gagé sur le patrimoine du Parti socialiste". D'autant plus, relève-t-il, qu'il avait personnellement dirigé la campagne de Ségolène Royal en 2007. "Excusez-moi, mais c'est la moindre des règles de politesse!" Je sais ce que nous avions dépensé à l'époque, et je sais ce que nous avions fait surtout pour pouvoir dépenser ces sous. Pour rappel, la campagne de l'ancienne ministre de l'Écologie avait coûté environ 20 millions d'euros pour 26,2 millions de voix (premier et deuxième tours inclus).

Cette accusation passe mal chez les hamonistes. "Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait eu le même type de calendrier et le même type d'initiatives", juge Julien Dray. Julien Dray n'a pas digéré la défaite de la gauche à la présidentielle de mai dernier. Ces statistiques de Benoit Hamon, largement relayés dans la presse depuis la publication des dépenses de campagnes des candidats à l'élection présidentielle, ont dérangé jusqu'au sein de Solferino.

De son côté, Alexis Bachelay, ancien porte-parole de Benoît Hamon, a tenu à rappeler que "les comptes de campagne sont vérifiés par le Conseil Constitutionnel".

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