Vos stocks-options, est-ce bien moral ?

01 Août, 2017, 22:56 | Auteur: Lynn Cook
  • 50 heures de débats sans retenir le	poids de l’argent. Demarthon  AFP

Elle juge les accusations à son encontre absurdes et blessantes.

Muriel Pénicaud, dans la tourmente suite au récent scandale d'une plus-value de stock-options qu'elle aurait touchée en 2013 alors qu'elle était DRH de Danone, a pris la parole ce mardi 1er août sur Franceinfo pour défendre son cas.

Aujourd'hui auditionnée en commission des Affaires sociales, la ministre a essuyé critiques et interrogations de la part de plusieurs parlementaires, dont Adrien Quatennens, député France insoumise de la 1ère circonscription du Nord.

La ministre a estimé que les accusations selon lesquelles elle aurait planifié une opération de licenciement dans le but de faire une plus-value sur ses stock-options étaient "absurde, blessant".

Après sa plaidoirie, la ministre du Travail est revenue sur la réforme du Code du travail (dont le vote par ordonnances a été validé lundi 31 juillet). Mais le plan de stock-options, attribué quatre ans auparavant, n'aurait pas pu être activé plus tôt, le " délai de garde " n'ayant pas expiré. "En revanche, si je suis d'accord avec les règles de transparence, je pense qu'il y a une différence entre transparence et voyeurisme et je ne veux pas rentrer plus en détail dans ce sujet". Tous les éléments de sa rémunération ont été " déclarés " et " contrôlés " par l'AMF, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et les services fiscaux, a-t-elle fait valoir.

"Il faut qu'il y ait un retour pour les créateurs de valeur, les entrepreneurs, les dirigeants d'entreprises, qui ont la responsabilité économique, (.) après ce retour doit être équilibré", a-t-elle déclaré, précisant néanmoins que le débat doit aussi avoir lieu au niveau "européen et mondial" à cause des étalons.

Recommande: