Les autorités françaises accusées de traiter les migrants de manière inhumaine — Calais

01 Août, 2017, 22:54 | Auteur: Lynn Cook
  • Calais: le Conseil d'État valide les mesures d'aides aux migrants

"Nous ne voulons pas recommencer les mauvaises expériences du passé et nous ouvrirons deux centres assurant l'hébergement et l'examen des situations de ces personnes présentes actuellement à Calais", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

Alors qu'il n'a pas eu à statuer sur le démantèlement du camp de migrants à Calais, le Conseil d'Etat précise néanmoins que les autorités doivent résoudre les problèmes existants et aider les personnes qui se trouvent dans un état critique. "Je considère que la ville de Calais a fait beaucoup et que si l'État veut reproduire des conditions dont on connaît l'issue, c'est de sa seule responsabilité", a expliqué, lundi 31 juillet sur franceinfo, Natacha Bouchart.

Face aux difficultés, le gouvernement est contraint de revoir sa copie. "En réalité, il m'apparaît que la solution consistant à venir en aide aux migrants suppose avant tout leur départ vers des centres adaptés, et c'est à l'État d'avoir une réponse claire à ce sujet", a ajouté la maire de Calais, assurant qu'ainsi, elle "protège la population calaisienne". Bien décidé à ne plus laisser les migrants s'installer dans le lieu qui accueillait la jungle de Calais, l'exécutif doit désormais se résigner à la décision du Conseil d'Etat qui vient de valider l'ordonnance prise par le tribunal administratif de Lille. Pour la maire Les Républicains de Calais, les injonctions du Conseil d'État pourraient conduire à "reproduire la jungle de Calais".

Il y a "environ 350 à 400 migrants", selon le ministre.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé lundi avoir demandé un rapport après les accusations de l'organisation Human Rights Watch (HRW), qui affirme que la police utilise régulièrement du gaz poivre contre les migrants à Calais. Il a défendu le travail des forces de l'ordre, tout en reconnaissant qu'"il peut y avoir quelques dérapages individuellement".

Un rapport sur les violences policières.

Collomb a indiqué avoir demandé ce rapport à l'Inspection générale de l'administration (IGA), à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). Tous deux avaient fait appel de cette décision.

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