Accord sur un cessez-le-feu partiel dans le Sud syrien

09 Juillet, 2017, 06:27 | Auteur: Jonathan Ford

C'est ainsi que le département d'Etat a cru bon de souligner que Trump s'est révélé très offensif sur cette question qui, à en croire certains cercles aussi bien républicains que démocrates et la majorité des médias américains, "empoisonne" le climat à Washington.

Cette décision d'imposer un cessez-le-feu, annoncée vendredi par le ministre des Affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, a été obtenue à la suite d'un accord entre les Etats-Unis, la Russie et la Jordanie, pays frontalier de la Syrie. L'entretien a porté sur l'Ukraine, la Syrie, la lutte antiterroriste et la cybersécurité, a précisé le président russe à l'issue de la rencontre, sans plus de détail.

"Aujourd'hui, dans la capitale jordanienne, Amman, des experts russes, américains et jordaniens (.) se sont mis d'accord sur un memorandum sur la création d'une zone de désescalade" dans les régions de Deraa, Qouneitra et Soueida, a indiqué Sergueï Lavrov.

" A midi dimanche, heure locale, une zone de désescalade prendra effet dans le sud-ouest de la Syrie", a indiqué samedi dans un communiqué le général H.R. McMaster. "Il s'agit d'une première indication montrant que les Etats-Unis et la Russie sont capables de travailler de concert sur la Syrie", a-t-il dit. Certes, d'autres sources ont relativisé la portée de l'événement en rappelant qu'il s'agit "du premier pas d'un processus plus large" et que les Etats-Unis demeuraient "modestes et réalistes" dans leurs objectifs, compte tenu des nombreux échecs des cessez-le-feu précédents qu'ils ont ou parrainés ou négociés. La Russie et l'Iran, alliés de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles, avaient adopté en mai dernier un canevas visant à créer quatre zones sécurisées où aurait lieu une trêve durable. Les trois autres zones identifiées sont la région d'Idleb (nord-ouest), la province centrale de Homs et l'enclave rebelle de la Ghouta orientale (banlieue est de Damas).

" La sécurité autour de la zone de désescalade sera assurée par la police militaire russe en coordination avec les Etats-Unis et la Jordanie " a-t-il relevé.

Parallèlement, le président américain Donald Trump s'est entretenu pour la première fois et pendant plus de deux heures avec son homologue russe Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 pour tenter de remettre sur les rails une relation tendue.

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