Muriel Bolle interpellée chez elle A la une — Affaire Grégory

29 Juin, 2017, 03:14 | Auteur: Lynn Cook
  • Affaire du petit Grégory: Murielle Bolle témoin-clé placée en garde à vue

L'action prend racine à la fin du mois de mai dernier. Le tout est signé. "C'est bien Bernard L. qui a tué Grégory, j'étais avec lui", pouvait-on ainsi lire au-dessus d'un nom et d'un prénom en guise de signature: ceux de Murielle Bolle. Or, Murielle Bolle n'est autre que la belle-sœur de Bernard Laroche. Elle avait alors 15 ans.

Pour bien comprendre l'emballement entourant la découverte de cette phrase, il faut bien évidemment s'arrêter sur chaque terme. L'affaire est évidemment prise très au sérieux.

Pour en avoir le cœur net, les enquêteurs font appel à "une pointure en matière d'expertise génique", le professeur Christian Doutremepuich. Enfin une preuve tangible et scientifique dans ce dossier vieux de 33 ans? Comme l'expliquait récemment notre chroniqueur judiciaire, elle a passé un peu moins d'une journée (23 heures) en garde à vue, fin 1984, donc les enquêteurs peuvent l'entendre sous ce régime coercitif pendant 25 heures s'ils le jugent nécessaire - le délai maximal reste de 48 heures, même avec une interruption de trente-deux ans. Son beau-frère était alors descendu de voiture, selon ses dires, avec l'enfant "près d'une petite place" à Lépanges, avant de revenir seul.

Depuis que l'affaire Grégory est relancée, Murielle est de nouveau dans la lumière et tente par tous les moyens de fuir les objectifs: "Elle craint que cela ne redémarre comme en 1984", indique son avocat, Jean-Paul Teissonnière.

Libéré début 1985 mais toujours inculpé, Bernard Laroche a été tué d'un coup de fusil par le père de l'enfant, Jean-Marie Villemin, convaincu de sa culpabilité.

Bernard Laroche, le cousin du père de Grégory, avait quant à lui été remis en liberté en février 1985. Franceinfo vous explique pourquoi elle est un témoin-clé pour la résolution de cette affaire.

Ce dossier hors norme, l'une des plus grandes énigmes de l'histoire criminelle, a rebondi le 14 juin avec l'interpellation du grand-oncle et de la grand-tante de Grégory, Marcel et Jacqueline Jacob, jamais inquiétés jusqu'alors.

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