Washington menace Damas en cas de nouvelle attaque chimique — Syrie

28 Juin, 2017, 03:25 | Auteur: Aubrey Nash
  • Les Etats-Unis mettent en garde la Syrie contre un nouveau recours aux armes chimiques

La Maison Blanche a annoncé lundi soir que le régime syrien préparerait une nouvelle attaque chimique.

Alors que l'attaque chimique de Khan Cheikhoun le 4 avril dernier avait scandalisé la quasi-totalité de la communauté internationale, Washington croit savoir que Damas a entamé des préparatifs pour une nouvelle attaque de ce genre.

Ce raid était, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la deuxième " attaque chimique " la plus meurtrière depuis le début du conflit en 2011 après celle au gaz sarin qui avait fait plus de 1 400 morts dans la banlieue de Damas en 2013.

Pourtant, Damas et Moscou avaient réfuté ces accusations. Le Pentagone a précisé que les Etats-Unis avaient repéré des activités suspectes sur la base aérienne syrienne d'Al-Chaayrate d'où était partie l'attaque du 4 avril.

"Si (.) M. Assad mène une autre attaque de masse utilisant des armes chimiques, lui et son armée paieront le prix fort", a-t-il ajouté.

"Au cours de la rencontre, ils ont discuté des questions concernant la coordination des actions des forces gouvernementales syriennes avec l'appui de l'aviation des Forces aérospatiales russes dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes internationaux Daech et Front al-Nosra", déclare-t-on dans le document.

L'intervention russe en Syrie aux côtés du régime a bouleversé la donne dans ce pays ravagé par une guerre civile qui a fait plus de 320.000 morts en six ans. Sean Spicer assure par ailleurs que "Bachar el-Assad et son armée paieraient le prix fort" en cas de seconde attaque de ce type.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a redit que l'attaque d'avril près de Khan Cheikhoun "ne pouvait pas être attribuée aux forces armées syriennes", faute d'"enquête impartiale".

L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley s'est même dit prête à s'en prendre à la Russie et à l'Iran, "qui aident (Assad) à tuer son propre peuple".

Ainsi, la tension est à nouveau montée d'un cran. Les Etats-Unis sont aujourd'hui présents en Syrie de manière officielle. Et à trois reprises au moins depuis le début mai dans la région d'Al-Tanaf, près de la frontière avec l'Irak et la Jordanie, les forces américaines ont bombardé des forces pro-régime qui menaçaient des soldats de la coalition.

L'administration de Poutine avait dénoncé un " acte d'agression ".

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