Encore des accusations de corruption autour du Mondial au Qatar

28 Juin, 2017, 01:49 | Auteur: Ruben Ruiz
  • FIFA: Bild ouvre le rapport Garcia

Directement mise en cause tout au long du rapport Garcia, "Aspire Academy", plus grand centre sportif du monde basé au Qatar, aurait "été impliqué de manière décisive dans la manipulation des membres de la Fifa disposant d'un droit de vote", croit par ailleurs savoir Bild.

Lundi, le quotidien "Bild" avait notamment révélé que "deux millions de dollars de provenance inconnue avaient (.) atterri sur le livret d'épargne de la fille de dix ans d'un membre de la FIFA".

Le président déchu de la FIFA, Sepp Blatter, a dénoncé mardi à l'AFP "une fuite" qui a permis la publication du rapport Garcia sur l'attribution du Mondial 2022 au Qatar et rappelé qu'il s'en "tient" aux conclusions de la justice interne de son ex-instance. Ce document rendu en interne n'avait jamais été publié.

L'attribution de l'organisation du Mondial de football de 2022 au Qatar est entachée depuis le début par des soupçons de corruption.

" Le comité d'éthique de la FIFA se réunira pour la première fois dans la nouvelle composition de la semaine prochaine, déjà il est prévu d'utiliser cette rencontre pour une éventuelle publication du rapport", - a déclaré dans un communiqué de presse de la FIFA.

D'après Bild, le rapport Garcia indique qu'un ancien membre exécutif "a félicité des membres de la Fédération qatarie et les a remerciés par mail pour un virement de plusieurs centaines de milliers d'euros", après l'attribution de l'évènement aux Qataris.

Concernant le dîner organisé le 23 novembre 2010 à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, alors président de la République, auquel avaient notamment participé le président de l'UEFA de l'époque Michel Platini et Tamim ben Hamad Al-Thani, futur émir du Qatar, Garcia écrit qu'"aucune preuve n'a été découverte liant le vote de M. Platini" en faveur du Qatar aux investissements effectués par la suite par le Qatar en France.

Michael Garcia, ancien procureur fédéral américain, avait dans la foulée présenté sa démission, estimant qu'"aucun comité de gouvernance indépendant, aucun enquêteur, ni aucun comité d'arbitrage ne peut changer la culture d'une organisation".

" Il est important de noter que les précédents présidents des deux chambres (de la justice interne) de la FIFA ont toujours refusé de le publier", a ajouté la FIFA.

Recommande: