Plus de caméras au briefing de la Maison-Blanche? Un dessinateur!

27 Juin, 2017, 09:24 | Auteur: Lynn Cook
  • Plus de caméras au briefing de la Maison Blanche? Un dessinateur

Pas d'iftar (dîner de rupture du jeûne du Ramadan), donc, ni de réception à la Maison Blanche pour célébrer la fin du mois saint ce week-end, mais de "sincères salutations aux musulmans qui fêtent l'Aïd el-Fitr", signées Donald et Melania Trump.

The Independent indique que les musulmans américains "espéraient peut-être que le dîner ait bien lieu cette année, et qu'il aurait pu servir de symbole d'unité, après une augmentation de crimes haineux contre leur communauté que l'on n'avait pas vu depuis 2001".

La fin d'une tradition vieille de vingt ans. Il termine en déclarant "avec les musulmans de par le monde, les Etats-Unis renouvellent leur engagement à respecter ces valeurs". Barack Obama a lui aussi respecté la tradition pendant huit ans. "Eid Mubarak", conclut le document.

Interrogée sur ces rumeurs, une proche conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, a dit sur la chaîne ABC qu'elle " ne révélerait jamais la teneur d'une conversation entre un juge en exercice de la Cour suprême et le président ou la Maison-Blanche", tout en ajoutant que " la présidence suivait cela de très près ". Pour rappel, il avait interdit l'accès aux États-Unis pour les musulmans provenant de sept pays différents. Comment? En n'organisant aucune réception à la Maison Blanche pour célébrer la fin du ramadan.

Comme le rappelle le Washington Post, le premier iftar de la Maison Blanche remonte en fait au 9 décembre 1805. Le président Thomas Jefferson profite alors de la présence d'un envoyé officiel de Tunis pour organiser un dîner à la tombée de la nuit, alors que les invités étaient en général conviés dès 15h30.

"Le président et son administration ont mis en colère et aliéné les musulmans à plusieurs reprises, notamment avec les tentatives d'établissement d'une interdiction d'entrée sur le territoire visant les citoyens de pays à majorité musulmane."

Selon les mémoires de John Quincy Adams, alors sénateur du Massachussetts (il deviendra président en 1825), il "a diné chez le Président, en compagnie de l'ambassadeur tunisien et de ses deux secrétaires".

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