Le président sera désigné au 2e tour

27 Juin, 2017, 08:10 | Auteur: Lynn Cook
  • Élections présidentielles en Mongolie lundi

La Mongolie, où les électeurs étaient appelés lundi à désigner leur président, devrait pour la première fois organiser un 2e tour de scrutin.

Près de trois décennies après avoir quitté l'orbite soviétique, les Mongols se choisissent lundi un président, une élection dont les trois candidats sont mis en cause dans des scandales de corruption.

Depuis les steppes éloignées jusqu'aux faubourgs de la capitale, les électeurs de ce vaste pays de trois millions d'habitants - dont un gros tiers d'éleveurs nomades - ont convergé vers les urnes, souvent dans des yourtes faisant office de bureaux de vote.

Le scrutin vise la succession du président Tsakhia Elbegdorj, du Parti démocrate, qui a complété le maximum de deux mandats consécutifs de quatre ans. Il affrontera Mieygombo Enkhbold, du Parti du peuple mongol (PPM), arrivé second avec un peu plus de 30%.

Son successeur sera issu de l'un de ces deux partis ou d'une troisième formation, le Parti révolutionnaire du peuple mongol (PRPM), qui pourrait forcer l'organisation d'un deuxième tour, une première le cas échéant dans l'histoire de la jeune démocratie, coincée entre Chine et Russie. Ex-Premier ministre et maire d'Oulan-Bator, il était considéré comme le candidat de l'"establishment".

Mais les résultats semblaient déjà contestés: "Le Comité a délibérément orchestré des retards dans la publication (.) Nous pensons qu'ils sont en train de manipuler les chiffres", a tonné Erdenebileg Erdenejamiyan, un haut responsable de PRPM.

Sainkhuu Ganbaatar, ex-responsable syndical et ancien maître de feng shui (géomancie chinoise), avait tenu un discours volontiers populiste lors d'une campagne entachés de scandales de corruption.

Ganbaatar n'a cependant pas échappé pas aux controverses: il lui est reproché d'avoir touché un don illégal de 40.000 euros de la secte sud-coréenne Moon.

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