Assemblée nationale : une femme au perchoir ?

27 Juin, 2017, 08:09 | Auteur: Sandy Vega
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"Dans cette Assemblée féminisée, je pense que ce serait bien symboliquement qu'une femme soit pour la première fois à sa tête", a déclaré Brigitte Bourguignon à la Voix du Nord. Quant à un député parisien, il expliquait tranquillement dimanche ce relatif désintérêt: "Autant ils prennent très à cœur leur affectation dans les commissions, autant pour le perchoir les gens sont un peu en mode: "ah bon, c'est si important que ça?" Surtout qu'avec presque 90 % de débutants parmis les élus En marche, "peu d'entre nous se sentent la légitimité et les épaules d'y aller", note une novice.

La députée de Loire-Atlantique entame son deuxième mandat à 45 ans pour travailler sur "la réconciliation de l'Assemblée avec ses concitoyens".

Ce qui met d'accord plusieurs responsables REM qui militent pour qu'une femme de gauche soit nommée au "perchoir" dans un souci d'équilibre, après la nomination d'un homme de droite à Matignon.

Brigitte Bourguignon, la députée République en Marche! de la 6e circonscription du Pas-de-Calais fait à nouveau campagne, mais cette fois pour l'accès à la présidence de l'Assemblée Nationale. Brigitte Bourguignon, ou Sophie Errante, serait la première femme présidente de l'histoire de l'Assemblée.

"C'est quand même un effet, pas seulement de la loi de la parité mais de la volonté d'Emmanuel Macron, d'En Marche, du MoDem, de faire en sorte qu'on ne mette pas les femmes que dans des circonscriptions ingagnables", assure Marc Fesneau, le président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale. Quatrième personnage de l'État, le président de l'Assemblée nationale joue un rôle incontournable dans l'organisation du travail parlementaire et dirige les débats lors des séances publiques.

François de Rugy, un ex-écologiste de 44 ans réélu sous le drapeau LREM, a lui aussi confirmé sa candidature.

Le président devrait être élu dès le premier tour de ce scrutin secret.

Ainsi, l'Assemblée ne doit "plus être un lieu de provocations et d'anathèmes, un théâtre d'excès et de caricatures", estime le candidat. A ses yeux, "cette législature doit être celle de la concrétisation de réformes démocratiques profondes", avec la "réduction du nombre de députés" et l'"introduction de la proportionnelle", programmées par Macron et qu'il avait lui-même proposées durant son dernier mandat.

M.de Rugy plaide aussi pour aller "à la rencontre des citoyens, au travers de conférences parlementaires de territoires". Affirmant refuser le "sectarisme", ce prétendant au perchoir veut que "s'instaure, entre majorité et opposition, une atmosphère de travail constructive".

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