Liste de demandes jugée déraisonnable par le Qatar

26 Juin, 2017, 01:52 | Auteur: Lynn Cook

Depuis le début de la crise diplomatique entre Doha et ses voisins arabes du Golfe, l'Iran a également ouvert son espace aérien aux vols vers et en provenance du Qatar.

Renvoyer les "personnalités terroristes" et les individus originaires d'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, d'Égypte et de Bahreïn dans leur pays d'origine.

Les quatre pays ont donné 10 jours à Doha pour approuver leurs requêtes, transmises par le biais du Koweït, qui joue un rôle de médiateur dans le différend.

Séparez tous les liens avec les "organisations terroristes", en particulier les Frères musulmans, l'État islamique, Al-Qaïda et le Hezbollah libanais. Le Qatar est également sommé d'extrader les opposants aux régimes de ces pays et à fermer, outre Al Jazeera - dont la ligne éditoriale est jugée par ses détracteurs trop favorable aux islamistes -, les médias qu'il soutient, dont les sites d'information en ligne Arabi21, Rassd, Al-Arabi Al-Jadid et Middle East Eye.

La pression sur Doha ne se relâche pas. "Autrement, le divorce sera effectif", a-t-il menacé.

Pour M. Gargash, "il est inacceptable que (le Qatar) (.) continue à financer des plateformes médiatiques et politiques ayant des vues extrémistes".

Le 5 juin, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, l'Egypte et le Yémen ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils ont dans la foulée fermé toutes leurs frontières aériennes, maritimes et terrestres avec l'émirat, plongeant le Qatar dans l'isolement.

J'ai pu me rendre compte, hélas, que leur conviction relève plus de la récitation de mantras (l'islam est l'islam est l'islam) que du désir de comprendre une situation rapidement changeante, même après l'historique visite du président Trump à Doha, même après le choix du nouveau prince âgé de 31 ans Mohammed bin Salman, pour diriger l'Arabie saoudite vers un 21e siècle plus compatible avec les pays non-musulmans (Europe exceptée puisqu'elle a décidé d'être islamisée).

La FIJ dénonce la condition émise par les pays du Golfe relative à la fermeture d'Al-Jazeera pour mettre fin à la crise avec le Qatar. Il devrait aussi rompre toute coopération militaire ou dans le domaine du renseignement avec Téhéran.

L'Iran et le Qatar exploitent conjointement un gigantesque gisement gazier. Dans ce cas, un accord de sortie de crise devra instituer un mécanisme pour établir des rapports de suivi périodiques du pays au cours des dix prochaines années.

Dans son communiqué, le porte-parole du gouvernement qatari souligne que le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a invité Ryad et ses alliés à remettre à l'émirat une liste de doléances "raisonnable et réalisable".

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