Le SPD attaque Merkel en vue des élections

26 Juin, 2017, 00:47 | Auteur: Lynn Cook

'Nous allons montrer de façon claire que de l'autre côté il n'y a rien', a lancé M. Schulz devant les délégués de son parti SPD, réunis à Dortmund (ouest) où ils doivent adopter leur programme législatif pour le scrutin du 24 septembre. "Mme Merkel fait comme si l'Allemagne ne devait pas changer, c'est un message dangereux", a clamé M. Schulz samedi, l'accusant de faire preuve "d'arrogance du pouvoir".

Le social-démocrate Martin Schulz va tenter dimanche de relancer sa campagne lors du congrès de son parti, à trois mois des élections législatives allemandes pour lesquelles les sondages le donnent largement battu par Angela Merkel.

L'ancien président du Parlement européen a reproché à Angela Merkel, au pouvoir depuis 2005 et qui brigue un quatrième mandat consécutif, de "taire de façon systématique les débats quant à l'avenir du pays", à l'image de celui sur les retraites. Il a promis une réduction des impôts pour les couches populaires et moyennes, plus de pression fiscale pour les plus riches, et la gratuité de la scolarité.

M. Schulz s'est également engagé s'il est élu à instaurer le mariage pour les couples homosexuels, dont les conservateurs de Mme Merkel ne veulent pas entendre parler. L'héritage de l'ancien chancelier, avec ses réformes d'inspiration libérale, continue de diviser au sein du Parti social-démocrate allemand. "Je ne signerai pas d'accord de coalition dans lequel le mariage pour tous ne figure pas", a martelé Martin Schulz, dont le discours a été longuement applaudi par les plusieurs milliers de délégués et militants réunis dans la Westfallenhalle de Dortmund. Candidat et patron du SPD, Martin Schulz prononcera un discours programmatique vers 09h00 GMT. Le dernier en date cette semaine crédite la CDU d'une avance de seize points sur le SPD (39% contre 23%). Au vu des sondages, les démocrates-chrétiens de Mme Merkel, qui gouvernent depuis 2013 avec les sociaux-démocrates au niveau fédéral, pourraient même se passer d'eux dans la prochaine coalition en s'alliant avec les libéraux du FDP ce qui donnerait un coup de barre à droite à l'Allemagne.

En tant que chancelière, Angela Merkel est "la femme au sommet" qui attire toute l'attention, résume Gero Neugebauer, politologue à l'Université libre de Berlin.