Au tour de François Bayrou de démissionner — France

26 Juin, 2017, 01:33 | Auteur: Sandy Vega
  • Une large majorité pour un départ de François Bayrou du gouvernement
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 IROZ GAIZKA

Tout changer pour ne rien changer. Agée de 54 ans, la directrice générale de SNCF Voyageurs a été secrétaire d'Etat socialiste au Budget du gouvernement Jospin entre 2000 et 2002.

La démission du ministre de la Justice et président du MoDem a été confirmée par les services du premier ministre Édouard Philippe qui, indique-t-on dans son entourage, en a " pris acte ". Après la démission de quatre ministres en trois jours, ce remaniement post-législatives est plus important que prévu. Mardi dernier, par déclarations interposées, François Bayrou et Édouard Philippe se sont envoyé des propos aigres-doux. Mais l'ouverture début juin d'une enquête préliminaire sur son parti pour des soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen a brouillé le message. "Cette situation exposait le président de la République et le gouvernement", a-t-il déclaré mercredi lors d'une conférence de presse". Il fait également l'objet d'une enquête préliminaire en Bretagne pour une affaire immobilière. "On ne peut que constater la gestion intelligente d'Emmanuel Macron alors que surgissent des événements". Il doit être dévoilé avant 18h00 locales mercredi. Avec Florence Parly et Nicole Belloubet, la gauche est servie.

Les faits lui ont donné raison avec l'arrivée de Jean-Baptiste Lemoyne, premier parlementaire LR à avoir rallié En Marche!, et de Sébastien Lecornu, proche de Le Maire.

Marielle de Sarnez: Fidèle parmi les fidèles de François Bayrou, Marielle de Sarnez a donc emboîté le pas de son leader. Celle qui a été réélue député dimanche soir pourrait tout de même prendre la présidence du groupe MoDem à l'Assemblée nationale.

"L'élection d'Emmanuel Macron est une chance pour notre pays et une chance pour l'Europe et pour l'équilibre du monde", a encore ajouté l'éphémère garde des Sceaux.

Par ailleurs, il estime avoir été "la véritable cible" des "dénonciations anonymes" sur l'affaire des emplois présumés fictifs au MoDem, le parti qu'il préside.

L'affaire est d'autant plus embarrassante que M. Bayrou a piloté un projet de loi qu'il a présenté la semaine dernière sur la moralisation de la vie publique, un des chantiers prioritaires du chef de l'État après une campagne présidentielle entachée par les affaires. Il l'est encore, pour la petite histoire. Pour autant, précise-t-il, "je n'accepte pas de vivre sans liberté de parole ".

Ce jeudi matin, sur les matinales politiques et alors que se déroulait la passation de pouvoir au ministère de la Justice, le sujet était sur toutes les lèvres. François Bayrou s'est posé en sacrifié, pour ne "pas exposer à des campagnes mensongères le gouvernement et le président de la République".

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