L'UE retrouve la confiance, Theresa May fragilisée — Sommet de Bruxelles

25 Juin, 2017, 02:28 | Auteur: Lynn Cook

Mais la Première ministre britannique a en même temps prévenu ses 27 homologues qu'elle rejettait toute compétence de la Cour de justice de l'UE (CJUE) pour trancher les litiges sur les droits des citoyens de l'Union après le Brexit.

"C'est un bon début".

Le lancement officiel lundi des négociations sur le retrait du Royaume-Uni, par les deux équipes nommées par Bruxelles et Londres, a ainsi montré que l'Union européenne pouvait imposer son tempo aux Britanniques.

Son intervention devrait être brève.

"Parler de l'avenir de notre Europe et porter le projet d'une Europe qui protège": le nouveau président français Emmanuel Macron, pour son premier sommet européen, s'est fait le héraut d'une certaine confiance, certes prudente, que l'UE a récemment retrouvée. Selon un porte-parole de Downing Street, Theresa May dévoilera les " principes " qui guideront les Britanniques pour négocier le sort des citoyens directement concernés par le divorce. Un document plus détaillé sera ensuite publié le 26 juin.

'Pour moi, façonner l'avenir à 27 membres est prioritaire par rapport à la question des négociations avec la Grande-Bretagne sur sa sortie (.) Nous voulons conduire ces négociations dans un bon esprit, mais nous devons nous concentrer avant tout sur l'avenir des 27', a plaidé Mme Merkel.

Il a conclu son propos en reprenant les paroles du tube "Imagine" de John Lennon: "vous pouvez dire que je suis un rêveur, mais je ne suis pas le seul".

"Une discussion aura lieu à 27 sur la relocalisation de deux agences européennes basées à Londres (l'Autorité bancaire et l'Agence des médicaments), qui vont devoir quitter le territoire britannique".

Donald Tusk veut profiter de ce contexte d'unité proclamée pour montrer que l'UE peut "reprendre le contrôle sur des événéments qui nous accablent, parfois nous terrifient".

"Nous appelons les entreprises de médias sociaux à faire tout ce qui est nécessaire pour empêcher la diffusion de contenu terroriste sur internet", a déclaré M. Tusk, alors que l'Europe est confrontée à une vague d'attaques jihadistes. De fait, l'antiterrorisme et la lutte contre la radicalisation sont parmi les dossiers prioritaires au menu des leaders européens.

"L'Europe qui progège", c'est aussi dans le secteur économique et social: maîtriser les effets néfastes de la mondialisation, lutter contre les pratiques de concurrence déloyale ou le dumping social, autant de thèmes au programme du sommet vendredi.

Côté diplomatie, le président français Emmanuel Macron, pour sa première apparition à un sommet européen, et la chancelière allemande Angela Merkel feront un point sur l'application des accords de Minsk (2015) censés ramener la paix dans l'est de l'Ukraine, sans succès jusqu'à présent. Ou encore dans la lutte contre le changement climatique, qui sera également abordée par les 28, à la suite du retrait américain de l'Accord de Paris. En l'absence de progrès, ils devraient proposer de renouveler les sanctions économiques contre Moscou pour six mois, selon des sources diplomatiques.

Confrontés au Brexit et aux doutes sur l'engagement de l'allié américain, les dirigeants européens ont salué l'accélération récente des chantiers pour construire une Europe de la défense, une ambition minée depuis des décenies par l'immobilisme politique.

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