Champs-Elysées: des gardes à vue, questions sur la détention d'armes

23 Juin, 2017, 01:34 | Auteur: Sandy Vega
  • Un homme a percuté en voiture un fourgon de la gendarmerie sur les Champs-Élysées à Paris- PHILILPPE HUGUEN- AFP  Archives

Il a succombé peu de temps après, ont rapporté des sources policières sans préciser les causes de la mort.

L'ex-épouse de cet individu ainsi que son frère et sa belle-soeur ont été interpellés lundi en fin d'après-midi lors des perquisitions au domicile de cette famille près de Paris. Une perquisition était en cours lundi soir au Plessis-Pâté, dans l'Essonne, au domicile de l'auteur de l'attentat, selon des sources proches de l'enquête.

Issu d'une famille salafiste, l'auteur, Adam Dzaziri, qui n'avait jamais été condamné, était fiché S (pour Sûreté de l'État) depuis 2015 pour son appartenance à la "mouvance islamiste radicale", a-t-on appris de sources concordantes. Il a d'ailleurs pu renouveler son autorisation de port d'arme en février 2017 et elle est valable jusqu'à 2020.

Dans cette voiture, qui a percuté lundi le véhicule de tête d'un convoi de gendarmes, les enquêteurs ont retrouvé des armes, plusieurs milliers de munitions, deux bouteilles de gaz "pleines et toujours dotées de leur opercule de sécurité" ainsi qu'"une besace calcinée qui contenait de très nombreux projectiles ressemblant à des ogives", a précisé M. Molins.

Si l'attaque n'a pas été revendiquée, ce mode opératoire et ce type de cible sont ceux préconisés par les djihadistes.

Selon son père interrogé par l'AFP, Adam Dzaziri "avait une arme qui était déclarée, il s'entraînait au tir".

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, dans une interview au Figaro à paraître mercredi, a indiqué avoir demandé une "nouvelle évaluation des personnes suivies pour radicalisation" qui seraient "susceptibles de détenir légalement une arme".

Un stock d'armes a aussi été retrouvé au domicile d'Adam Djaziri, qui disposait d'une autorisation de détention d'armes de catégorie B depuis 2012 car il pratiquait le tir sportif.

"Ils avaient une pratique religieuse très rigoureuse", a déclaré à l'AFP le maire Sylvain Tanguy, évoquant une "famille très discrète, qui ne sortait pas beaucoup".

Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats qui a fait 239 morts, plusieurs attentats ciblant les forces de l'ordre.

Cette nouvelle attaque survient dans un pays placé sous le régime de l'état d'urgence depuis les attentats de novembre 2015. "Certains m'ont crié de partir", a-t-il raconté à l'AFP.

Deux heures après l'attaque, les touristes avaient déjà repris leurs selfies devant l'Arc de triomphe, entraient et sortaient des magasins comme lors d'une journée ordinaire.

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