Le parquet général requiert la mise en examen de — Affaire Grégory

22 Juin, 2017, 06:14 | Auteur: Sandy Vega
  • Le parquet général requiert la mise en examen de — Affaire Grégory

"Ici repose un ange".

Ginette Villemin, la tante de Grégory, ne croit pas à la culpabilité de Marcel et Jacqueline Jacob, mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort dans le cadre de l'enquête.

Jeudi, le procureur général de la cour d'appel de Dijon a donné une conférence de presse pour évoquer les derniers rebondissements de l'affaire. L'avocat de Marcel Jacob a jugé, à la sortie de la conférence de presse, "criminel de jeter en pâture le nom d'un couple ". On a pourtant peine à croire que l'incarcération de ces deux septuagénaires ait été décidée sur la seule base de nouvelles expertises graphologiques, peu scientifiques.

Aujourd'hui mariée et mère de deux enfants, Valérie Delaite espère que la vérité soit établie: "Que la vérité éclate un jour, ce sera très bien vis àvis du petit Grégory, qu'il puisse reposer enfin en paix". "La détention provisoire vise à empêcher une concertation frauduleuse et toute forme de pression envers les différents protagonistes", a expliqué le procureur général.

Une belle-soeur du père de Grégory, Ginette Villemin, avait aussi été placée en garde à vue mercredi avant d'être remise en liberté jeudi. L'objectif des gardes à vue était notamment de mettre les suspects face aux contradictions pointées par Anacrim. Elle a fait valoir son droit au silence, quant à lui, il s'est montré tout juste plus loquace.

"Nous avons des éléments troublants, nombreux, précis, concordants, significatifs". "Le silence ne peut pas être une parade à la prison", justifie une source proche du dossier. Retour sur une affaire atypique aux conséquences dramatiques.

Acte 3 - Un mois plus tard, le 29 mars 1985, le père du petit Grégory, Jean-Marie Villemin, assassine son propre cousin Bernard Laroche, persuadé qu'il est coupable de la mort de son fils.

32 ans après le meurtre, le délai légal de 10 ans paraît en effet à première vue largement expiré.

Le procureur a également affirmé que des liens entre ces écrits anonymes et les appels téléphoniques anonymes passés par le corbeau, avaient été établis, grâce à la récurrence des termes utilisés. En 1982, Marcel Jacob avait lancé au père de Grégory: "Je ne serre pas la main d'un chef".

Le couple a nié toute implication mais ne présente pas en l'état d'alibi qui soit "confirmé ou étayé", a encore affirmé le magistrat. Le 16 octobre 1984, le corps de Gregory Villemin, âgé de 4 ans, est retrouvé dans une rivière, La Vologne. Quelques heures plus tôt, un corbeau a revendiqué l'assassinat par téléphone. "Je me suis vengé". Deux jours après, Murielle Bolle se rétracte. AFP Vue de l'entrée du village de Lépanges-sur-Vologne AFP Christine et Jean-Marie Villemin, les parents du petit Grégory sont assis, le 23 novembre 1984, à la table de leur salle à manger sur laquelle est posée une assiette à l'effigie de leur enfant.

5 juillet 1985. Christine Villemin, désignée comme possible corbeau par des graphologues, est inculpée. L'homme a toujours résidé à Aumontzey, "fief du clan", écrit Vosges Matin qui indique qu'il a longtemps habité sous le même toit que Bernard Laroche, accusé du meurtre puis relâché et tué par Jean-Marie Villemin. Une précédente analyse d'ADN, en 2000-2001, n'avait rien donné.

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