Emmanuel Macron vers une majorité sans partage, abstention record — Réécouter Législatives

22 Juin, 2017, 06:14 | Auteur: Lynn Cook
  • Les 67.000 bureaux de vote de métropole ont ouvert dimanche à 8H00 pour le premier tour des élections législatives

Selon une première estimation Ipsos, La République en marche récolte 32,2% des voix dimanche soir, reléguant Les Républicains à plus de dix points (21,5%) et le Front national à seize points (14,0%).

La France insoumise (LFI), le parti de gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon, et le Parti communiste ont obtenu 13,74% des voix, et le Parti socialiste et ses alliés 9,51%, selon ces résultats.

'Macron en marche vers une majorité écrasante' (Le Figaro), 'Macron plie le match' (L'Opinion), 'Un coup de maître' (Le Parisien), 'L'OPA' (Libération). Les titres des quotidiens nationaux de lundi ne laissent aucun doute sur la couleur de la future "chambre bleu Macron" (L'Humanité). Même si l'abstention a été forte, l'enchaînement des scrutins présidentiels et législatifs confère au chef de l'État une légitimité pour mener les réformes d'autant plus forte qu'elles ont été annoncées pendant la campagne et confirmées par la suite.

"Moins d'un électeur sur deux s'est déplacé aux urnes".

D'après plusieurs projections, Emmanuel Macron, qui a voté dans la station balnéaire du Touquet, dans le nord de la France, pourrait obtenir à l'issue du second tour le 18 juin près de 400 députés, bien au-delà du seuil de 289 sièges requis pour obtenir la majorité absolue.

De quoi aviver les craintes d'une chambre monolithique.

Un score retentissant pour ce mouvement qui n'existait pas il y a encore un an, et qui s'accompagne d'un net recul des partis traditionnels de gauche et de droite se partageant le pouvoir en France depuis 60 ans.

Le PS, qui contrôlait la moitié de l'Assemblée sortante, s'effondrerait autour de 15 à 40 sièges, soit encore moins que les 57 de la débâcle de 1993.

"Chancelière #Merkel: Mes félicitations sincères à @EmmanuelMacron pour le grand succès de son parti au 1er tour". Parmi les figures socialistes écartées dès ce premier tour, figurent le Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, les anciens ministres Mathias Fekl, Pascale Boistard, Aurélie Filipetti et François Lamy. Najat Vallaud-Belkacem est en mauvaise posture à Villeurbanne.

Protégés par le camp Macron, Stéphane Le Foll, Marisol Touraine et l'ex-Premier ministre Manuel Valls sont en ballottage favorable.

La droite, qui espérait en début de campagne priver le président Macron de majorité, terminerait avec 80 à 132 élus. Dont une partie devrait au final soutenir la majorité présidentielle.

"Je suis pour la présomption de confiance".

Quatre députés seulement (dont deux pro-Macron) ont été élus au premier tour, contre 36 en 2012.

Les Républicains (droite) et le Front National (extrême-droite) de Marine Le Pen ont respectivement obtenu 21,56% et 13,2% des suffrages. "Nous pouvons avoir beaucoup plus de députés que ce qui a été annoncé", a cependant assuré son vice-président Florian Philippot. Interrogée par des journalistes sur l'apparente faible participation dans ce bureau de vote, Mme Le Pen a estimé qu'"il y a une forme de lassitude, après une série de séquences électorales, les primaires et les présidentielles".

Et la première victime est à nouveau le PS expulsé de l'Assemblée comme il l'a été du second tour de la présidentielle.

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires dans la tourmente après l'ouverture d'une enquête préliminaire sur une transaction immobilière suspecte, arrive en tête avec 34% dans la sixième circonscription du Finistère, en Bretagne.

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