Des affrontements font 100 morts en Centrafrique

22 Juin, 2017, 06:19 | Auteur: Lynn Cook
  • La France a soutenu via l’Observatoire Pharos les efforts pour la paix des responsables religieux en Centrafrique

Alors que l'espoir de voir le bout du tunnel s'envole quant aux violences contre des minorités ethniques et religieuses menées majoritairement par les milices anti-balaka et les séléka, de nouveaux heurts éclatent en Centrafrique.

Le nouvel accord signé lundi à Rome, sous le parrainage de la communauté catholique Sant'Egidio, prévoit un cessez-le-feu immédiat entre les différentes factions, la levée des barrages et le rétablissement de la libre circulation. "Pour l'instant, c'est une estimation et le bilan pourrait être supérieur à 100 morts", a-t-il déclaré, joint par téléphone depuis Bangui.

La ville de Bria a été ensanglantée mardi lors d'une attaque perpétrée par des hommes lourdement armés, 24h seulement après la signature de l'accord entre le gouvernement et 13 groupes armés.

"Nous dénombrons dans nos rangs au moins un mort et une vingtaine de blessés, qui ont été pris en charge par les ONG", a fait remarquer M. Babanani.

De violents affrontements ont opposé des groupes armés rivaux à Bria dans le centre de la République centrafricaine, mardi 20 juin.

Après une relative accalmie en 2015, les affrontements entre les milices pro-musulmanes de l'ex-Séléka et les anti-Balaka (chrétiens et animistes) ont repris au cours des derniers mois. "Pour Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial des Nations unies en Centrafrique, "... beaucoup reste à faire.

Les parties se sont engagées notamment à un cessez-le-feu immédiat sur tout le territoire centrafricain, "sous le contrôle de la communauté internationale", selon le texte de cet accord, rendu public au siège romain de cette communauté, très impliquée dans des médiations de paix, notamment en Afrique.

La ville de Bria avait déjà été frappée du 15 au 18 mai par des affrontements entre groupes armés qui avaient fait 5 morts, 29 blessés et plus de 40.000 déplacés selon l'ONU.

La situation sécuritaire en Centrafrique s'est dégradée depuis mars. L'intervention conjointe de la force militaire française Sangaris et de la Mission des Nations unies (Minusca) avait permis de diminuer les tueries massives et l'élection du président Faustin-Archange Touadera.

Recommande: