Une "tentative d'attentat" sur les Champs-Élysées — À Paris

21 Juin, 2017, 02:30 | Auteur: Lynn Cook
  • Attentat raté sur les Champs-Élysées contre des gendarmes par un islamiste radicalis

"Si on retire une autorisation à quelqu'un qui fait l'objet d'une surveillance, il va assez vite comprendre pourquoi on lui retire cette autorisation", a fait valoir le Premier ministre.

L'incident s'est produit peu avant 16h00 au niveau du rond-point de l'avenue des Champs-Elysées, ont indiqué des sources policières.

Adam Djaziri détenait neuf armes connues des autorités. "Une nouvelle fois, les forces de sécurité en France ont été visées avec cette tentative d'attentat", a débuté le ministre. Le père de l'assaillant a été à son tour "placé en garde à vue dans la soirée alors qu'ils se présentait au domicile", a ajouté cette source.

Selon nos informations, l'oncle du terroriste présumé qui s'est présenté spontanément au domicile familial est convoqué ce mardi dans les locaux de la police judiciaire pour être entendu. Selon BFMTV, du matériel pour fabriquer une bombe a par ailleurs été découvert au domicile familial d'Adam.

Issu d'une famille salafiste, l'auteur, Adam Dzaziri, qui n'avait jamais été condamné, était fiché S (pour Sûreté de l'État) depuis 2015 pour son appartenance à la "mouvance islamiste radicale", a-t-on appris de sources concordantes.

Il avait obtenu un permis en 2011 car il pratiquait le tir sportif.

Les six autres armes, de catégorie C, étaient soumises à déclaration. Le corps de l'assaillant, selon une source proche du dossier, vêtu d'un short gris, gisait sur le ventre au milieu de la chaussée. Ce permis était valable pour plusieurs armes. L'attaque, qui s'est avérée désastreuse pour son auteur, n'a fait ni blessé ni mort parmi les forces de l'ordre ou les passants. La section antiterroriste du parquet de Paris a immédiatement ouvert une enquête de flagrance, ce qui laisse penser qu'il s'agit d'un acte délibéré. Le conducteur, qui était armé, a rapidement été maîtrisé. Une bonbonne de gaz, une kalachnikov, deux armes de poing et un stock de munitions ont été retrouvés dans le véhicule de l'assaillant. Le secteur du théâtre de Marigny a été entièrement bouclé pendant plusieurs heures hier. Le conducteur du véhicule, connu des services de police et fiché S, aurait été tué après le choc avec le fourgon de la gendarmerie.

Aucun blessé n'est à déplorer. Cette attaque, survenue peu avant 16 h, au coeur du Paris touristique, n'a pas fait de blessé, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Un mode opératoire et une cible préconisés par les jihadistes.

Deux semaines après l'agression au marteau d'un policier sur le parvis de l'église Notre-Dame de Paris, un nouvel attentat a visé les forces de l'ordre, lundi 19 juin.

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