"Tentative d'attentat" sur les Champs-Elysées

21 Juin, 2017, 02:32 | Auteur: Lynn Cook
  • Des policiers recouvrent le corps d'un assaillant après un attentat avorté sur les Champs-Élysées le 19 juin 2017 à Paris

L'auteur de l'attentat jihadiste manqué contre des gendarmes lundi sur les Champs-Elysées est "mort d'un arrêt cardio-respiratoire", probablement causé par "un effet de souffle" et par "l'inhalation de fumées", a-t-on appris mardi de source proche du dossier, confirmant une information de TF1.

Deux responsables de la police ont affirmé à l'Associated Press, sous le couvert de l'anonymat, que le chauffeur avait une arme de poing sur lui, et qu'il était grièvement brûlé après l'explosion du véhicule.

Des armes, des cartouches et une bonbonne de gaz ont été retrouvées dans le véhicule qui a percuté le fourgon de la gendarmerie nationale française.

"Une nouvelle fois, les forces de sécurité en France ont été visées avec cette tentative d'attentat sur les Champs-Élysées". Le 20 avril, les Champs-Elysées avaient déjà être le théâtre d'un attentat lorsque Karim Cheurfi avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres, avant d'être abattu. La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert dans la foulée une enquête de flagrance.

Le secteur est toujours bouclé et des opérations de déminage sont actuellement en cours, précise la préfecture.

Les enquêteurs pensent que l'homme, fiché S depuis 2015 pour son appartenance à la mouvance islamiste radicale, cherchait "à faire exploser son véhicule selon un mode opératoire qui reste à déterminer" et qui n'a pas fonctionné, selon cette source.

"On pouvait voir en les croisant dans la rue qu'ils avaient une pratique religieuse très rigoureuse", a déclaré à l'AFP le maire PS du Plessis-Pâté, Sylvain Tanguy, parlant d'une "famille très discrète, qui ne sortait pas beaucoup et n'a jamais fait parler d'elle".

Le régime d'exception est exceptionnellement efficace. Les derniers attentats ayant touché la France ont ciblé les forces de l'ordre.

L'escouade antibombe a été appelée aux Champs-Élysées. Alexandre, 51 ans, était assis sur un banc de l'avenue lorsqu'il a vu "des gens courir dans tous les sens, des touristes. Certains m'ont crié de partir", a-t-il raconté.

Recommande: