Déplacement de Macron à Las Vegas : des perquisitions menées mardi matin

21 Juin, 2017, 00:30 | Auteur: Lynn Cook
  • Emmanuel Macron le 12 juin 2017 sur le perron de l'Élysée

Les enquêteurs poursuivent en effet leur travail sur les conditions dans lesquelles a été organisé un déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas, en janvier 2016, à l'époque où il était encore ministre de l'Economie. Elle avait été confiée au géant Havas, sans appel d'offres, par Business France, l'organisme d'aide au développement international des entreprises françaises alors dirigé par l'actuelle ministre du Travail Muriel Pénicaud. Depuis le mois de mars, une enquête préliminaire a été ouverte pourfavoritisme, complicité et recel de favoritisme par le parquet de Paris. Son coût avait pourtant atteint 381.759 euros, dont 100.000 euros pour les seuls frais d'hôtel, selon "Le Canard enchaîné", qui avait révélé l'affaire. Des perquisitions ont été menées dans les locaux de Havas et Business France.

Celui qui n'était alors que ministre de l'Economie, s'était rendu à la French Tech Night, grande messe de l'électronique pour laquelle l'agence de communication Havas avait été chargée par Business France, établissement public sous la tutelle de Bercy, de l'organisation pour 380 000 euros.

L'objectif de ces perquisitions est d'établir "si les règles de mises en concurrence ont été respectées", a expliqué une source proche de l'enquête.

Business France avait alors publié un communiqué blanchissant Emmanuel Macron, aujourd'hui chef de l'Etat. "C'est une affaire Business France", avait insisté son entourage, pour qui le choix du prestataire de l'opération "n'incombait aucunement au ministre ou à son cabinet".

Emmanuel Macron et son cabinet avaient été mis "totalement hors de cause" par Michel Sapin, son successeur à Bercy.

Dans un communiqué, Business France avait d'ailleurs reconnu sa responsabilité, ajoutant avoir pris des mesures pour y remédier. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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