Législatives. La nouvelle assemblée en chiffres

20 Juin, 2017, 02:09 | Auteur: Lynn Cook
  • Les femmes représentent désormais 38,65% des élus du Palais-Bourbon

Ainsi, les Républicains et leurs alliés centristes de droite n'escomptaient qu'entre 60 et 120 sièges contre 200 dans la précédente assemblée, tandis que le Parti socialiste, très largement majoritaire durant le septennat Hollande, doit vivre un terrible effondrement qui ébranle jusqu'à son devenir. La France insoumise et le Parti communiste sont crédités de 10 à 30 sièges et le Front national de 4 à 8.

Pas de surprise au lendemain du second tour des élections législatives. En Marche! a remporté 300 sièges de députés et le MoDem 41. Seuls 222 députés sortants étaient qualifiés pour le deuxième tour et 224 autres sortants ne se représentaient pas, plus du double qu'en 2012. Le Front national disposerait de 8 sièges.

Non investi par le PS, mais non concurrencé par la REM, Manuel Valls a annoncé dans une ambiance houleuse sa réélection dans l'Essonne avec 139 voix d'avance sur sa concurrente de la France insoumise (LFI), Farida Amrani.

La présidente du Front national Marine Le Pen découvrira le Palais-Bourbon, de même que son compagnon Louis Aliot. Autant dire que le vote a eu lieu sans le moindre suspense, si ce n'est le sort de quelques caciques porteurs des couleurs des partis traditionnels, pourtant laminés dès le premier tour.

Pour la République en Marche, l'objectif de ce second tour des élections législatives était de transformer la victoire présidentielle en majorité parlementaire, pour avoir les coudées franches afin de gouverner et réaffirmer la légitimité de la nouvelle majorité.

Sur les 577 députés qui composent l'Assemblée nationale, 539 représentent la métropole, 27 les outre-mer et 11 représentent les Français établis hors de France.

Comme de tradition après un scrutin législatif, Edouard Philippe devrait remettre lundi ou mardi la démission de son gouvernement et en former immédiatement un nouveau, qui ne devrait pas comporter de grands changements.

Plusieurs membres du gouvernement sont confirmés dans leurs fonctions ministérielles comme Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie réélu député dans l'Eure, Christophe Castaner, ministre des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, également réélu député des Alpes de Haute-Provence ou encore Richard Ferrand, ministre français de la Cohésion des territoires, réélu à Carhaix, dans la sixième circonscription du Finistère.

Le visage de l'Assemblée nationale sera profondément transformé à l'issue de ces législatives.

"La question principale est de savoir comment le Président Macron, qui a sa propre majorité au parlement et n'a pas besoin de compromis politique, réalisera son programme électoral assez amorphe et parfois populiste", a écrit le sénateur.

En attendant, l'imposant groupe macroniste sera réuni en séminaire le week-end prochain à la présidence de l'Assemblée nationale.

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