Jacqueline Jacob mise en examen pour séquestration suivie de mort — Grégory

20 Juin, 2017, 01:47 | Auteur: Sandy Vega
  • Affaire Grégory: les époux Villemin ne sont pas dans un esprit de

Deux membres de la famille Villemin Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante du petit Grégory, ont été déférés au parquet général de Dijon à l'issue de leur garde à vue vendredi matin. "Je ne comprends pas", a déclaré Me Giuranna. "Il fallait faire l'enquête avant d'arrêter" Marcel Jacob.

"On n'a aucun élément matériel, rien" à leur encontre, "on a mis la charrue avant les bœufs", a réagi Me Stéphane Giuranna devant les médias, après la conférence de presse du procureur général de Dijon. Il s'agit de Marcel Jacob, l'oncle maternel de Jean-Marie Villemin, le père du petit Gregory, et de son épouse, Jacqueline Jacob. Et les grands-parents paternels de l'enfant ont eux été entendus comme témoins à leur domicile. Cette dernière a été remise en liberté jeudi en fin d'après-midi. Ce dernier était très proche de Bernard Laroche, le premier suspect dans cette affaire, libéré puis tué par Jean-Marie Villemin en 1985.

De nouvelles expertises sur une lettre de menaces, manuscrite et anonyme, adressée en 1983 au père de Grégory, ont orienté les soupçons sur Jacqueline Jacob.

Les enquêteurs s'étaient aussi penchés à de nombreuses reprises, dans le passé, sur un mystérieux "corbeau" ayant revendiqué le meurtre de l'enfant, en invoquant une "vengeance" dans une lettre postée apparemment avant la découverte du corps, en 1984.

Marcel Jacob a déjà été soupçonné, durant la procédure, d'avoir endossé le rôle du "corbeau", d'autant que l'incertitude planait sur son emploi du temps au moment du meurtre.

L'affaire n'en est pas à son premier rebondissement: en juillet 1985, le juge Jean-Michel Lambert opérait un spectaculaire revirement, portant ses soupçons vers la mère de Grégory, Christine Villemin, finalement innocentée en 1993 au terme d'un non-lieu retentissant.

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