Au Salon du Bourget, Boeing et Airbus font assaut de commandes

20 Juin, 2017, 01:29 | Auteur: Sandy Vega
  • Aéronautique: une quinzaine d'entreprises des Pyrénées-Atlantiques au salon du Bourget

Le président français Emmanuel Macron a inauguré lundi le 52e Salon du Bourget, près de Paris, où il s'est rendu à bord d'un avion du consortium Airbus, un geste destiné à mettre en valeur l'industrie aéronautique européenne, sur fond de rivalité entre l'européen et l'américain Boeing.

A ce jour, Boeing a reçu 3.700 commandes pour la famille 737 MAX.

Coté militaire, le clou du spectacle sera la première en France du F-35A, l'avion de combat de dernière génération de l'US Air Force, développé par Lockheed Martin, qui effectuera des démonstrations en vol.

Le Rafale de Dassault Aviation volera également.

Côté commandes d'avions, cette édition ne devrait pas connaître le faste des années précédentes. 2017 sera "très ralentie pour les commandes d'Airbus comme pour l'ensemble de l'industrie", a prévenu le directeur commercial d'Airbus, John Leahy, l'homme aux 15.000 appareils vendus.

Il y a deux ans, le Salon international de l'Aéronautique et de l'Espace (SIAE) - qui se tient tous les deux ans en alternance avec le salon de Farnborough en Grande-Bretagne - avait enregistré près de 130 milliards de dollars de commandes, principalement des grands avionneurs Airbus et Boeing.

Le métro parisien n'est pas encore totalement automatisé que l'on nous parle déjà de faire disparaître les pilotes d'avion, et non pas par un système de pilotage automatique, mais cette fois grâce à l'intelligence artificielle.

Le nouveau modèle pourra transporter jusqu'à 230 passagers et promet une réduction des coûts et une amélioration de la rentabilité de 5 %, le tout pour une autonomie légèrement plus grande.

C'est le plus grand rendez-vous mondial de l'industrie aéronautique et spatiale. La tendance à long terme reste toujours favorable en dépit du tassement des commandes observé depuis un peu plus de douze mois.

Boeing doit publier mardi ses prévisions de marché à 20 ans. Mais pour les options et les intentions d'achat, c'est Airbus avec, à l'époque, 421 appareils pour une valeur de 57 milliards de dollars, qui avait dépassé son rival de Seattle et ses 331 commandes pour 50,2 milliards de dollars.

Pour satisfaire cette demande et améliorer leur productivité, plusieurs groupes, notamment les équipementiers et motoristes, accélèrent le déploiement de technologies numériques, que beaucoup exposeront durant le salon. Il a dévoilé dès l'ouverture la version allongée de son 737 MAX 10, concurrent direct de l'A321neo, assortie d'une commande de 10 appareils pour un montant de 1,25 milliard de dollars.

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