Le Qatar affirme pouvoir tenir "éternellement" malgré le blocus — Crise du Golfe

19 Juin, 2017, 02:17 | Auteur: Lynn Cook
  • Trump accuse à son tour le Qatar de soutenir les extrémistes

(Easybourse.com) La suspension des relations diplomatiques décrétée contre le Qatar par ses principaux voisins a déjà eu des conséquences sur l'économie et la bourse de Doha. Pour mémoire, l'Arabie saoudite, les Emirats, Bahreïn et l'Egypte reprochent au Qatar son rapprochement avec l'Iran, grand rival régional de Riyad. Les personnes et organisations figurant sur cette liste "sont liées au Qatar et sont au service d'un programme politique suspect du Qatar", précise le document.

Quelques heures plus tôt, le Qatar avait affirmé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, qu'il refusait toute intervention dans sa politique étrangère.

Tout en "déplorant le non-respect par le Qatar des engagements et accords internationaux en matière de lutte antiterroriste", le gouvernement se dit préoccupé par le soutien "constant" que le petit émirat pétrolier accorde aux terroristes.

La Mauritanie a rompu ses relations diplomatiques avec le Qatar, accusé par les autres pays de la péninsule arabique et l'Egypte de "soutien au terrorisme", a rapporté mardi soir 6 juin 2017 l'agence officielle AMI.

Cette crise n'en est pas moins la plus grave depuis la création du Conseil de coopération du Golfe en 1981.

Créé en 1981, le CCG, qui regroupe des monarchies pétrolières sunnites contrôlant le tiers des réserves mondiales de brut, comprend l'Arabie saoudite, Bahreïn, le Qatar, les Emirats, le Koweït et Oman. C'est peut-être "le début de la fin de l'horreur du terrorisme", avait-t-il écrit. Ce riche émirat du Golfe est accusé de financer et de soutenir des groupes terroristes comme Al-Qaïda, l'État islamique (EI), mais aussi la confrérie islamiste des Frères musulmans qui troublent la paix dans plusieurs pays dont ceux d'Afrique du Nord et du Sahel. Et mercredi, il a proposé "d'aider les différentes parties à résoudre leurs différences". Une réponse sous forme de provocation donc, alors que cette rupture s'est accompagnée d'un blocus économique de taille avec la fermeture des frontières terrestres et maritimes entre certains de ces pays et le Qatar, ainsi que des interdictions de survol aux compagnies aériennes qataries et de sévères restrictions aux déplacements des personnes.

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