Le Parti socialiste, KO debout

19 Juin, 2017, 01:35 | Auteur: Aubrey Nash
  • Jean-Christophe Cambadélis démissionne

Le numéro un du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé dimanche son départ de la direction du PS, ajoutant qu'une direction collégiale allait lui succéder "dans les plus brefs délais". Mais ils limitent la casse, contrairement à ce qu'annonçaient les dernières enquêtes d'opinion. La présidentielle, puis ces élections législatives se seront révélées d'une violence inouïe pour cet ancien parti dominant à gauche. Si les chiffres de l'Ipsos se confirment, le Parti socialiste aura perdu près de 250 sièges. Au pouvoir pendant cinq ans, majoritaires à l'Assemblée nationale, les socialistes ont subi dans les urnes une cinglante punition. En 2012, le groupe socialiste, républicain et citoyen détenait 295 des 577 sièges du Palais Bourbon (dont 279 socialistes). "C'est une tâche de longue haleine, j'y participerai avec humilité mais je souhaite le faire en étant libre de ma parole", a-t-il expliqué pour justifier sa démission.

" La gauche doit tout changer, la forme comme le fond, ses idées comme ses organisations". Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du parti, en a tiré les conséquences immédiatement après 20 heures. À l'époque, le raz-de-marée RPR-UDF avait ramené le groupe socialiste à 57 membres (dont 5 députés apparentés socialistes).

Jean-Christophe Cambadélis était premier secrétaire du PS depuis avril 2014.

"Jugeant le " triomphe d'Emmanuel Macron incontestable", en insistant sur son " côté artificiel", Jean-Christophe Cambadélis a fait savoir qu'il ne s'agissait pas pour lui " d'organiser une retraite " mais " de permettre une renaissance ".

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