" La République en Marche " obtient la majorité absolue — Législatives

19 Juin, 2017, 01:25 | Auteur: Lynn Cook
  • Emmanuel Macron pourrait obtenir une très large majorité absolue

Ce taux avait atteint un niveau historique au premier tour avec 51.3% d'abstentionnistes, et la tendance semblait loin de s'inverser au second tour. Sur le territoire mlétroplotiane, on compte 67.000 bureaux de vote.

Seule des six ministres en lice en danger après son premier tour, Annick Girardin (Outre-mer) a finalement été réélue sur le fil à Saint-Pierre et Miquelon avec. 136 petites voix d'avance. En cas d'échec, elle aurait dû quitter le gouvernement.

En face, les autres partis se partagent les miettes. C'est la défaite la plus lourde pour le PS depuis le début de la Ve République.

Le second tour des élections législatives se déroule ce dimanche en France.

Après le succès de REM dimanche dernier, le chef de l'Etat attend "une confirmation" qui lui permettrait d'appliquer clairement sa politique, à commencer par les ordonnances controversées sur la réforme du Code du travail ou la loi de moralisation politique au programme du Parlement en juillet.

Selon les estimations de plusieurs instituts, la République en marche (REM) et son allié du MoDem s'adjugent autour de 360 sièges, très largement au-delà de la majorité absolue de 289 sièges, mais nettement sous la barre des 400 que laissait augurer le premier tour.

La nouvelle Assemblée nationale aura également pour particularité d'être profondément renouvelée, notamment car plus d'un tiers des députés sortants (plus de 200) ne se représentaient pas.

Quatre députés seulement ont été élus dès le premier tour, conséquence de la forte abstention. Elle pourrait grimper ce dimanche jusqu'à 53% à 54%, selon les dernières enquêtes, soit une dizaine de points de plus qu'en 2012 (44,6% au second tour). Malgré cette majorité, le résultat de l'alliance REM-MoDem reste moins large que prévu.

Face à la vague Macron, la droite ne peut espérer que 60 à 132 sièges, contre plus de 200 actuellement, selon les projections.

Une "déroute incontestable", a admis son Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis avant d'annoncer son retrait de la direction du parti, qui obtient deux fois moints de sièges que lors du précédent désastre de 1993 (57 députés PS et apparentés).

La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon serait en tête dans 17 circonscriptions et le Parti communiste l'emporterait dans 9 circonscriptions. S'il triple le nombre de ses députés, il échoue à constituer un groupe parlementaire, ce que laissait déjà entrevoir ses scores du premier tour.

Le FN (13,3% le 11 juin) n'est lui crédité que de 1 à 5 sièges, dont celui de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont.

Au lendemain de ces législatives, Edouard Philippe devrait, comme le veut la tradition, remettre la démission de gouvernement pour être aussitôt chargé d'en former un nouveau avec a priori peu de changements.

Les groupes éliront leur président et le successeur au perchoir du socialiste Claude Bartolone sera élu le 27 juin.

Cette légère contre-performance profite à LR et à l'UDI.

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