Grégory: ceux qui ont participé à l'enlèvement sont "les auteurs du crime"

18 Juin, 2017, 01:13 | Auteur: Sandy Vega
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Le corps du petit Grégory avait été retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne.

Le couple avait été interpellé mercredi et placé en garde à vue.

La peur de représailles, les pressions ont pesé sur cette affaire et amené des témoins à mentir, a souligné vendredi le procureur général en annonçant de nouvelles auditions très rapidement. Ils ont nié en l'état toute participation aux faits qui leur sont reprochés.

Le parquet général a requis la mise en examen de Marcel Jacob pour "séquestration" explique son avocat à l'Est-Républicain.

Leur interpellation, mercredi dans les Vosges, avait relancé cette affaire criminelle qui avait défrayé la chronique alors que la mort du garçon de quatre ans reste une énigme près de 33 ans après les faits.

Ces nouveaux rebondissements accréditent la thèse selon laquelle l'assassin du petit garçon n'aurait pas agi seul.

Lhypothèse quils soient les auteurs de ces appels malveillants "na jamais été contredite par un quelconque alibi de leur part ou une impossibilité matérielle de les passer", a précisé le procureur général. Si l'auteur n'est pas formellement connu, la justice a constaté "une similitude importante des termes" utilisés dans ce document et dans la lettre de 1983, attribuée à Jacqueline Jacob.

Jean-Jacques Bosc a fourni à ce sujet plusieurs précisions: 1/ le meurtre du petit Grégory relève d'un "acte collectif ", 2/ "à l'évidence", le petit Grégory a été enlevé chez ses parents ( où il jouait dans la cour, NDLR ), 3/ "les auteurs de cet enlèvement sont les auteurs du crime".

Bernard Laroche est le cousin de Jean-Marie Villemin, avec qui il entretient des rapports médiocres, à lopposé de sa complicité avec un autre cousin, Michel Villemin, et de son oncle Marcel Jacob. Et c'est le "clan Laroche" qui se retrouve de nouveau au centre de l'enquête, relancée par l'analyse graphologique des lettres de menaces et autres courriers anonymes qui foisonnent dans le dossier, à défaut d'analyses ADN probantes. Cette information n'a pas été confirmée par le procureur. Mais Marcel Jacob n'a jamais été inquiété par la justice.

Jacqueline Jacob, 72 ans, avait de son côté gardé une remarquable discrétion depuis le début de l'affaire.

Jamais interrogée durant les cinq premières années de l'enquête, elle avait été convoquée une première fois en décembre 1989 par le juge d'instruction mais s'était dérobée. Finalement entendue deux ans plus tard, elle s'était montrée particulièrement réticente à répondre aux questions. Elle a longtemps été soupçonnée dêtre le corbeau avec son mari Michel, un frère de Jean-Marie mort en 2010.

Mardi 20 juin, la chambre de l'instruction devra statuer sur la suite de la procédure, dans un débat contradictoire entre le parquet, le juge et les avocats, les mis en examen se verront notifier soit leur maintien en détention, soit leur placement sous contrôle judiciaire.

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