"Chaque mouvement est difficile, je me réadapte petit à petit" — Thomas Pesquet

18 Juin, 2017, 00:34 | Auteur: Lynn Cook
  • Thomas Pesquet est prêt pour le grand retour... sur Terre vendredi

Après 196 jours dans l'espace, Thomas Pesquet a quitté la station spatiale internationale.

À l'aller, les deux astronautes étaient accompagnés de l'Américaine Peggy Whiston, 57 ans, qui a vu sa mission prolongée jusqu'en septembre. Le module orbital et le module de service, devenus inutiles, ont été à ce moment là rejetés dans l'atmosphère. Il ne décroche en revanche pas le record de la plus longue durée dans l'espace pour un Français détenu par Jean-Pierre Haigneré qui a totalisé 209 jours en deux missions effectuées dans les années 1990. Depuis son arrivée, il doit, avec Oleg Novitski, se soumettre à des analyses au Centre des astronautes européens à Cologne, en Allemagne pour vérifier que leur santé n'a pas été impactée par le voyage et pour essayer de comprendre les évolutions que leur corps, et notamment leur cerveau, a pu endurer. Pendant son séjour, Thomas Pesquet a mené de nombreuses expériences scientifiques, a effectué deux sorties dans l'espace et partagé de très nombreuses photos de la Terre sur les réseaux sociaux.

Le commandant de bord du Soyouz, Oleg Novitski, 45 ans, est pour sa part un ancien pilote de l'armée de l'air russe, père de deux petites filles. "Or ces dispositifs sont en passe de devenir les dispositifs de référence de la communauté utilisatrice de l'ISS ", explique Sébastien Barde, sous-directeur sciences et exploration au Cnes.

"Les deux cosmonautes ont rempli toutes les tâches qui leur avaient été confiées de façon satisfaisante. Le désarrimage a eu lieu à l'heure prévue, tout va bien", a déclaré le Centre de contrôle des vols spatiaux russe. Avec ce vol au-dessus de la Terre, Thomas Pesquet établit un record.

Emmanuel Macron, qui assistait à Paris à la retransmission en direct organisée au Cnes, l'agence spatiale française, a applaudi lors de l'atterrissage. Notre objectif était aussi sur le plan technologique de placer la France dans l'ISS. Cela a permi au Soyouz d'amorcer sa descente. Le bouclier thermique et la capsule, par frottement, sont chauffés.

"C'est difficile de retourner sur Terre, de retrouver la gravité qu'on n'a pas connue pendant six mois".

A une dizaine de kilomètres d'altitude, les parachutes se sont ensuite déployés, freinant encore le Soyouz. À moins d'un mètre du sol, des rétrofusées s'allumeront, pour ralentir davantage la vitesse du module.

Lorsqu'il aura touché le sol, les équipes de récupération et de secours fonceront vers le point d'atterrissage.

L'équipe médicale de l'ESA surveillera la réadaptation à la gravité du Français, qui sera également soumis à une batterie de tests et d'examens médicaux à visée scientifique.

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