Onze vaccins infantiles bientôt obligatoires ?

16 Juin, 2017, 13:12 | Auteur: Lynn Cook
  • Agnès Buzyn nommée ministre des Solidarités et de la Santé du gouvernement Philippe ce 17 mai 2017

Un mois après sa nomination, la nouvelle ministre de la Santé veut taper fort. Agnès Buzyn, qui se présente comme spécialiste du sang, veut mener comme cheval de bataille principal la "lutte contre les déserts médicaux ".

Ce dossier avait été engagé par la précédente ministre de la santé, Marisol Touraine, qui lors de la passation des pouvoirs en mai 2017 avait rappelé avoir " préparé un texte de loi ". Elle note en guise d'exemples que "la rougeole réapparaît " et peut semer la mort chez les plus vulnérables, tout comme la méningite: "Il n'est pas supportable qu'un ado de 15 ans puisse mourir parce qu'il n'est pas vacciné ". La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, réfléchit "à rendre obligatoires, pour une durée limitée, les onze vaccins destinés aux enfants", explique-t-elle vendredi dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France . A l'heure actuelle, seuls trois sont incontournables en France: celui contre la diphtérie, celui contre le tétanos et celui contre la poliomyélite (DTP).

Quels sont les vaccins obligatoires actuellement?

Pour l'ensemble de la population, il en existe trois: contre la diphtérie (obligatoire depuis 1938), le tétanos (depuis 1940) et la poliomyélite (depuis 1964). A cette "contrainte " sanitaire imposée à tous s'ajoute les recommandations sur 8 vaccins infantiles: coqueluche, pneumocoque, hépatite B, méningocoque C, rougeole, oreillons, rubéole et Haemophilus influenzae. D'abord élargir l'obligation vaccinale, en prévoyant une possibilité de refus des parents.

Quels sont les vaccins recommandés? " La hausse du prix du paquet est donc une façon de faire baisser le nombre de fumeurs " reprend Agnès Buzyn, toujours au Parisien, " j'entends l'inquiétude des français sur leur pouvoir d'achat, mais il s'agit d'un impératif de santé publique". "C'est un mal transitoire pour un bien sur le long terme", affirme-t-il.

Également interrogé par le Parisien, Alain Fischer, président de la concertation citoyenne sur les vaccinations, estime au contraire qu'il "n'y a pas d'autres solutions pour lutter contre la recrudescence des maladies infantiles".

Pourquoi ce projet est-il critiqué?

"Ce serait une hérésie ", lui répond dans ce même journal Jacques Bessin, président de l'Union nationale des associations citoyennes de santé (UNACS). Selon lui, " les vaccins ont des effets secondaires neurologiques, musculaires mal mesurés et parfois irréversibles ". Et de promettre: "On ne laissera pas faire".

Recommande: