Cameroun : arrestation d'une trentaine de militaires engagés contre Boko Haram

08 Juin, 2017, 01:47 | Auteur: Lynn Cook
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En bloquant ainsi la circulation, ils voulant simplement que leurs revendications remontent rapidement au Président Biya, afin qu'il leur soit reversé leurs primes "soldats internationaux " de la Commission du Bassin du Lac Tchad (Cblt), et leur relève immédiate au Secteur N°1 de la Force multinationale mixte (FMM) de la Commission du Bassin du Lac-Tchad. Lesdites barricades ont été levées, et la circulation rétablie à la suite des négociations menées par les chefs militaires.

Évacués par avion militaire vers Yaoundé, la capitale, lundi, la trentaine de soldats a été aussitôt mis aux arrêts, en attendant des sanctions disciplinaires et des poursuites judiciaires prescrites à leur encontre lors d'une réunion spéciale convoquée au cours de cette journée par le ministre avec le haut commandant des forces de défense et de sécurité, précise le communiqué de presse lu par la radio d'Etat lundi soir.

Tout de suite après leur arrestation, les soldats-mutins ont été transportés par hélicoptères de Zigue où ils ont été arrêtés, à Yaoundé où ils pourraient passer devant le conseil de discipline militaire, et risquent la radiation du corps. Une enquête a été ouverte pour rébellion et le ministère de la Défense a déjà prévenu qu'il souhaitait des sanctions exemplaires, pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise. Les militaires en question réclamaient "leur relève immédiate", ainsi que "le versement de leurs primes de 'soldats internationaux'. à l'instar de celles servies à leurs camarades des opérations de maintien de la paix onusiennes", selon le communiqué.

Ces militaires qui font face à une différence de traitements des soldats au front, revendiquent une prime évaluée à plus de 600 000 FCFA chacun, dans le cadre de la guerre contre Boko Haram. La Force multinationale mixte (FMM), chargée de la lutte contre Boko Haram, compte 10.000 soldats originaires du Cameroun, du Tchad, du Nigeria et du Niger.

Dans un contexte de lutte contre les combattants de Boko Haram, le ministère de la défense réitère se ferme intention de ne pas "tolérer l'indiscipline ". Tous ne perçoivent pas les mêmes primes, souligne le ministère, car les pays de la région n'ont pas les mêmes moyens que les Nations unies.

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