Arabie Saoudite: "Le Qatar doit cesser de soutenir le Hamas"

08 Juin, 2017, 01:25 | Auteur: Aubrey Nash
  • Saleh al Arouri

Lundi, l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, l'Egypte, le Yémen et les Maldives ont rompu toute relation avec le Qatar, la pire crise diplomatique dans la région depuis des années.

Le Qatar a ensuite donné l'impression de chercher une issue à la crise, en appelant à un "dialogue ouvert et honnête". La crise dans le Golfe a entraîné une suspension de vols aériens, la fermeture des frontières terrestres et maritimes avec le Qatar, ainsi que des interdictions de survol aux compagnies qataries et des restrictions aux déplacements des personnes.

Par ces déclarations, le président a instillé un doute sur l'avenir de la grande base aérienne américaine d'Al-Udeid, dans le désert du Qatar, qui joue un rôle opérationnel clé dans la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

Le souverain saoudien a reçu un appel téléphonique du président turc Recep Tayyip Erdogan qui selon son porte-parole, a entrepris "des efforts diplomatiques".

Mais, mardi le ton a changé avec les tweets de M. Trump, qui a aussi établi un lien entre son discours en mai à Ryad sur l'extrémisme islamiste et la décision d'isoler le Qatar. "Les dirigeants ont montré du doigt le Qatar - Et regardez!" a écrit le président.

L'effet des mesures contre le Qatar a commencé à se faire sentir.

La Mauritanie a rompu ses relations diplomatiques avec le Qatar, accusé par les autres pays de la péninsule arabique et l'Egypte de "soutien au terrorisme", a rapporté mardi soir l'agence officielle AMI.

Créé en 1981, le CCG, qui regroupe des monarchies pétrolières sunnites contrôlant le tiers des réserves mondiales de brut, est formé de l'Arabie saoudite, de Bahreïn, du Qatar, des Emirats, de Koweït et d'Oman.

Riche pays gazier à la politique étrangère controversée, le Qatar avait au départ réagi avec colère à la décision de rupture, accusant ses détracteurs de vouloir le mettre "sous tutelle" et de l'étouffer économiquement. "Nous tous, et c'est aussi un point de vue que partage mon homologue saoudien, nous souhaitons éviter toute nouvelle intensification (de la crise), car la région doit déjà faire face à de graves tensions et défis", a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel, mercredi, après sa rencontre avec Adel al Djoubeir Plus tôt dans la journée, il avait déclaré à la presse allemande qu'une " telle trumpification des relations mutuelles est particulièrement dangereuse dans une région qui est déjà touchée par la crise ".

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