Donald Trump limoge le patron du FBI James Comey

24 Mai, 2017, 02:01 | Auteur: Lynn Cook

"Il n'y a eu aucune tentative d'entraver notre enquête à ce jour. On ne peut pas empêcher les hommes et femmes du FBI de faire ce qu'il faut, protéger les Américains et défendre la Constitution ". Il a également indiqué qu'il n'informerait pas la Maison-Blanche de la progression des travaux.

" Ce fut très difficile de quitter un groupe de personnes qui ne voulaient que faire ce qui est juste", ajoute James Comey, qui a demandé à ses collègues de continuer à tenir en haute estime leurs valeurs et la constitution". Le ministre de la Justice Jeff Sessions et le numéro deux de la Justice Rod Rosenstein auraient recommandé le limogeage du directeur du FBI.

La Maison-Blanche peinait cependant à établir avec clarté la séquence ayant conduit à l'éviction, rarissime, du chef du FBI, a fortiori alors qu'il supervisait de près une enquête très sensible de sécurité nationale. Un an plus tard, le président avait démissionné face à la certitude d'être destitué par le Congrès. Trump a aussi réagi ce matin aux critiques sur la communication de ses équipes après le limogeage de Comey. Les leaders républicains ont rejeté l'idée, la qualifiant de superflue.

La semaine a été particulièrement compliquée pour le nouveau président américain et pour ses communicants, poussant le milliardaire sur Twitter - son canal médiatique préféré - à menacer de supprimer le sacro-saint briefing quotidien de la Maison Blanche, scruté aux Etats-Unis et dans le monde entier. C'est M. Comey lui-même qui a confirmé, en mars au Congrès, que le FBI s'intéressait à une éventuelle collusion.

Le désormais ancien directeur du FBI supervisait les investigations ouvertes l'été dernier sur les piratages russes et une éventuelle coordination entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.

La Maison Blanche a rejeté mercredi les appels de l'opposition démocrate à nommer un procureur spécial pour enquêter, comme lors des scandales du Watergate ou des frasques de Bill Clinton.

"Il avait le droit absolu de licencier le directeur du FBI pour n'importe quelle raison", a dit Lindsey Graham.

"Dans les deux cas, un président irrité et assiégé a écarté une figure indépendante qui menait une enquête incisive sur des personnages de son entourage proche". M. Flynn n'avait pas obtempéré à une demande précédente.

M. McCabe devait se présenter jeudi devant ce même comité sénatorial pour une audience annuelle à propos des menaces mondiales. Que certains d'entre eux aient reçu des citations à comparaître quelques heures avant le congédiement de James Comey ne serait que pure coïncidence? "Le président, le vice-président et tous les fonctionnaires civils des États-Unis seront destitués de leurs charges sur mise en accusation et condamnation pour trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs", stipule la Constitution.