Trump en Israël s'en prend à nouveau à l'Iran

23 Mai, 2017, 09:25 | Auteur: Lynn Cook

"Je n'ai jamais mentionné le mot ou le nom d'Israël".

Après le sommet des dirigeants arabes en Arabie Saoudite et avant ceux de l'Otan et du G7 dans les prochains jours, il a invoqué une vaste convergence d'intérêts dans la lutte contre l'extrémisme.

Le sujet du déplacement de l'ambassade américaine dans la ville de Jérusalem sera évoqué, à l'instar du projet de paix entre l'État d'Israël et la Palestine.

" Je peux vous dire que nous aimerions voir Israël et les Palestiniens faire la paix", a-t-il dit.

Il a touché lundi les complexités israélo-palestiniennes en visitant le Saint-Sépulcre, lieu le plus saint du christianisme, puis le mur des Lamentations, site de prière le plus sacré pour les juifs. Des heurts ont ensuite éclaté entre des centaines de jeunes qui jetaient des pierres sur des soldats israéliens, lesquels ont répliqué par de longues salves de grenades lacrymogènes et des tirs de balles en caoutchouc, faisant au moins un blessé, selon un bilan provisoire. Lors de sa visite à la Maison blanche en début de mois, Mahmoud Abbas avait déclaré être prêt à rencontrer son homologue rival avec l'entremise américaine.

Ces trois sites se situent à Jérusalem-Est, partie palestinienne dont Israël s'est emparé en 1967 et qu'il a annexée en 1980.

C'est une première pour un président en fonction.

Israël considère tout Jérusalem comme sa capitale "indivisible" tandis que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Ces promesses semblent avoir été révisées à l'épreuve du pouvoir et des risques.

Une grève générale était largement suivie lundi dans les Territoires palestiniens en soutien aux prisonniers en grève de la faim dans les prisons israéliennes, au jour de l'arrivée de Donald Trump en Israël, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les dernières négociations israélo-palestiniennes, sous l'égide américaine, ont capoté en avril 2014.

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