L'Iran suggère que Trump veut "pomper" l'argent de l'Arabie

22 Mai, 2017, 17:48 | Auteur: Lynn Cook

Bien au contraire, il a lancé un appel clair aux dirigeants du monde musulman, à prendre une part active dans la lutte contre le terrorisme.

'L'Amérique est prête à être à vos côtés (.) mais les pays du Proche-Orient ne peuvent attendre que la puissance américaine écrase l'ennemi pour eux (.) Ils doivent décider de l'avenir qu'ils veulent pour eux-mêmes, leurs pays, leurs enfants'.

"Nous ne sommes pas ici pour donner des leçons, nous ne sommes pas ici pour dire aux autres comment vivre". Mais, a souligné Donald Trump, "nous ne pouvons vaincre ce mal que si les forces du bien sont unies et fortes". Le monde était accroché aux lèvres de Donald Trump lorsqu'il a prononcé son discours dimanche à Riyad devant des dirigeants du Proche-Orient et du Golfe.

"Le terrorisme s'est répandu à travers le monde". "En attendant que le régime iranien montre sa volonté d'être un partenaire dans la paix, toutes les nations dotées d'un sens des responsabilités doivent travailler ensemble pour l'isoler", a-t-il dit en accusant la République islamique d'attiser "les feux du conflit sectaire et du terrorisme". L'accueil du roi Salman a été chaleureux, bien plus que celui réservé à Barack Obama. Une nouvelle donne qui date depuis le deuxième mandat de l'administration Obama, qui n'a jamais accepté les demandes saoudiennes d'intervention militaire US à grande échelle en Syrie et qui s'était contenté d'apporter un soutien diplomatique, logistique et d'intelligence dans la guerre lancée par Riyad au Yémen.

Les responsables arabes ont salué un discours qui, selon eux, dément les accusations selon lesquelles les pays musulmans soutiennent l'extrémisme islamique. La réception en grande pompe à Ryad contraste avec la pression qui s'accumule sur le président américain après une semaine de révélations accablantes à Washington sur les liens entre sa garde rapprochée et la Russie.

"L'Iran, qui vient de tenir de vraies élections, est attaqué par le président des Etats-Unis dans ce bastion de la démocratie et de la modération, a dit M. Zarif, en parlant de l'Arabie saoudite". "S'agit-il de politique étrangère ou de pomper 480 milliards de dollars" au roi de l'Arabie saoudite?, poursuit-il, en faisant allusion à des contrats signés entre Washington et Ryad lors de la visite de M. Trump en Arabie saoudite ce week-end.

Comme c'est le cas depuis son arrivée au pouvoir, il devrait se garder de toute critique sur la question des droits de l'homme, bafoués selon les organisations internationales de défense de ces droits dans plusieurs pays arabes, dont l'Arabie saoudite.

Il a émis l'espoir que le président modéré Hassan Rohani, réélu triomphalement vendredi, "mettra fin aux essais de missiles balistiques" de l'Iran.

" Les leaders religieux doivent le dire avec une très grande clarté". Pour le président sénégalais, il faut continuer à "démonter " les discours radicaux. Les actions de Téhéran expliquent clairement "pourquoi l'Iran n'est pas présent ici aujourd'hui" au sommet, a déclaré plus tard le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.

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