La pression sur Maduro ne faiblit pas à Caracas — Venezuela

22 Mai, 2017, 17:39 | Auteur: Lynn Cook
  • A l'occasion de ce 50e jour de manifestation depuis le 1er avril les antichavistes entendent marquer les esprits

L'opposition vénézuélienne promet de réaliser samedi sa "plus grande démonstration de force" depuis le début de la vague de protestations, début avril, qui demandent le départ du président socialiste Nicolas Maduro.

"C'est une façon de rappeler au gouvernement qu'après cinquante jours de résistance, des morts et des prisonniers, nous sommes plus nombreux et que nous n'allons pas nous rendre", s'était exclamé vendredi soir devant la foule Freddy Guevara, le vice-président du Parlement, dominé par l'opposition.

Les manifestations dégénèrent la plupart du temps en affrontements avec les forces de l'ordre, où les projectiles en tous genres et les cocktails Molotov des uns répondent aux gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc et canons à eau des autres. A cela s'ajoutent des pillages et la violence exercée par les "colectivos", des groupes de civils armés par le gouvernement, selon l'opposition.

" Nous sommes des millions contre la dictature "; "#Résistance ", pouvait-on lire sur des pancartes des antichavistes, du nom d'Hugo Chávez, qui a été président de 1999 jusqu'à sa mort en 2013. "Pour ce 50e jour de résistance, nous allons organiser la plus grande démonstration de force de cette période", a déclaré Juan Andrés Mejia, un des jeunes députés qui dirigent les manifestations.

Selon la même ONG, 161 personnes au moins ont été incarcérées sur ordre des tribunaux militaires.

Les adversaires de Maduro dénoncent une "répression sauvage" du gouvernement socialiste, alors que le pouvoir accuse l'opposition de fomenter le "terrorisme" en vue d'un coup d'Etat soutenu par les Etats-Unis.

Le leader de l'opposition et ancien candidat à la présidentielle Henrique Capriles a conduit la marche de Caracas.

À San Cristobal, dans l'État de Tachira, frontalier de la Colombie, ils étaient plus de 40 000 à défiler, selon une estimation de l'AFP, malgré une situation tendue après le déploiement de 2 600 militaires consécutif à une série de pillages et d'attaques contre des installations de la police et de l'armée. Selon de récents sondages, sept Vénézuéliens sur dix souhaitent le départ de Nicolas Maduro.

Le tout dans un climat de profonde crise économique et sociale, avec une inflation record, des pénuries affectant les biens de première nécessité et une criminalité omniprésente.

L'opposition réclame des élections anticipées et accuse le président Maduro de dérive dictatoriale avec notamment la tentative de prise de contrôle de l'Assemblée nationale, aux mains de l'opposition depuis décembre 2015. Elle estime qu'il s'agit d'une manoeuvre de M. Maduro pour repousser le scrutin présidentiel prévu fin 2018 et s'accrocher au pouvoir. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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