Évacuation d'un troisième quartier de Damas en cours — Syrie

15 Mai, 2017, 00:58 | Auteur: Lynn Cook
  • Des recombattants de l'opposition et leurs familles se rassemblent dans le quartier Barzeh de Damas le 8 mai 2017 et attendent d'être évacués

Dix bus ont transporté les rebelles ainsi que leurs familles, selon les mêmes sources.

Dimanche, un total de 2 289 personnes dont 1 058 rebelles ont été évacuées du quartier de Qaboun, à l'est de la capitale syrienne Damas, soit un jour après que l'armée a repris le contrôle de ce quartier clé, a rapporté la chaîne de télévision d'Etat.

Il s'agissait de la première opération du genre dans la capitale depuis le début du conflit en Syrie en 2011.

Juste en limite du quartier, deux femmes se serrent dans les bras et pleurent avant de se séparer.

"Je ne voulais pas partir". "Je ne peux pas décrire ce que je ressens", ajoute-t-elle avant de rejoindre les centaines de personnes s'apprêtant à monter dans des bus en portant de maigres bagages.

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui a également rapporté la reprise de l'évacuation, celle-ci avait été interrompue car le régime n'avait pas tenu sa promesse de libérer 15 prisonniers dans le cadre de l'accord, poussant les rebelles à refuser de poursuivre l'opération.

Un soldat de l'armée montre un tunnel qui servait aux combattants rebelles à s'approvisionner en vivres et armes. "Il avait une profondeur de dix mètres, deux mètres de hauteur et reliait Qaboun à Erbine", tenue par les rebelles dans la région de la Ghouta orientale, près de Damas.

Une source militaire prorégime sur le terrain avait indiqué à l'AFP que les rebelles refusaient d'aller dans la province d'Idleb (nord-ouest) après leur évacuation, comme cela a été le cas pour la quasi-totalité des insurgés et civils évacués d'autres zones.

Barzé est l'un des six quartiers de Damas où sont présents les rebelles.

Les insurgés, qui ont perdu de vastes régions face au régime de Bachar al-Assad soutenu militairement par la Russie et l'Iran, se sont vus contraints de signer des accords d'évacuation de nombre de leurs bastions.

L'ONU a dénoncé ces évacuations comme des 'déplacements forcés', l'opposition syrienne les qualifiant de 'crimes contre l'humanité'.

Plus de 320 000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la révolte antirégime en 2011.

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