Un accord "solide et équilibré" trouvé entre François Bayrou et Emmanuel Macron

15 Mai, 2017, 00:55 | Auteur: Aubrey Nash

Fin du psychodrame? Après 24 heures de tension, que François Bayrou n'a pas cherché à dissimuler, l'épilogue est en cours entre le MoDem et La République en marche, le mouvement d'Emmanuel Macron.

Benjamin Griveaux, porte-parole d'En Marche, a quant à lui expliqué que les choix ayant pu écarter des candidats MoDem étaient liés à "des questions de renouvellement essentiellement", assurant que "les choses vont s'apaiser". "Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais d'accord d'appareil", a-t-il déclaré sur BFMTV, en marge d'une réunion des candidats de La République en marche! au Musée du Quai Branly.

Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Selon lui, il ne s'agissait pas de répondre "à des problèmes arithmétiques", mais "à deux questions essentielles: est-ce qu'il s'agit d'un parti unique ou d'une majorité plurielle?"

Cinq jours après l'élection d'Emmanuel Macron, l'alliance conclue entre son mouvement et le MoDem tanguait sous le poids des critiques des centristes, qui s'estimaient mal représentés dans les investitures rendues publiques jeudi.

Ont en revanche été ajoutées dans "la liste corrigée" transmise par En Marche! jeudi soir Geneviève Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan, et Leila Aïchi, sénatrice de Paris, toutes deux membres du bureau exécutif du MoDem. "Quel est le point d'équilibre de la majorité?" Bayrou s'est montré confiant sur un accord. "Nous souhaitons qu'il soit au centre, central et pas déséquilibré d'un côté ou de l'autre".

Celui-ci a en effet renoncé dans la soirée en revendiquant ses attaches parisiennes.

On retrouve pêle-mêle dans cette liste le conseiller communication de François Hollande, Gaspard Gantzer (Ille-et-Vilaine), le mathématicien Cédric Villani (Essonne) ou encore la torera Marie Sara (Gard).

Par ailleurs, les spéculations continuent sur la composition du futur gouvernement.

"Il n'y a évidemment aucun accord Juppé/Macron!", a tweeté le maire de Bordeaux après une information de RTL selon laquelle les deux hommes auraient finalisé un accord sur la formation du prochain gouvernement. "Comme beaucoup de parlementaires sans doute, j?ai essayé de concilier le respect de la loi et une forme de mauvaise humeur", a-t-il concédé à Mediapart.

Alors que certains Républicains sont séduits par Emmanuel Macron et que des noms issus de ses rangs sont même évoqués pour le poste de Premier ministre, le parti de droite doit serrer les rangs pour espérer un bon résultat aux législatives, qui lui éviterait la marginalisation.

Ce qui provoque la colère des responsables des Républicains, comme leur chef de file à l'Assemblée Christian Jacob qui a dénoncé vendredi "une attitude de petits politicards".

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