Le parquet de Paris ouvre une enquête en France — Cyberattaques

15 Mai, 2017, 00:48 | Auteur: Jonathan Ford

"On est en train de faire le tour des usines", a expliqué la direction du groupe automobile, ajoutant qu'une "action" avait été mise en place vendredi soir, dès la cyberattaque détectée. "Des problèmes ont affecté une partie du système informatique" et la production dans cette usine située à Novo Mesto a été suspendue, a précisé une porte-parole de l'entreprise à l'AFP. "Les problèmes sont principalement en France où certains sites de Renault ont aussi subi des dysfonctionnements", a-t-elle précisé.

Enquête ouverte. Une enquête de flagrance a été ouverte dès vendredi soir, pour "accès et maintien frauduleux dans des systèmes de traitement automatisé de données", "entraves au fonctionnement" de ces systèmes, et "extorsions et tentatives d'extorsions".

Selon des sources concordantes, l'usine de Sandouville (Seine-Maritime), qui emploie 3 400 salariés et produit des utilitaires, essentiellement des Renault Trafic, à raison de 640 véhicules par jour, est notamment concernée.

"Nous sommes impactés par cette cyberattaque, la production de nuit a été touchée mais heureusement ce week-end il n'y avait pas de production complète prévue, seulement une production marginale dans l'emboutissage", a confirmé à l'AFP le responsable communication de l'usine. L'usine du Mans a été touchée, sans bloquer toutefois la production, a-t-on appris de source syndicale.

D'après les médias locaux, des dizaines de pays dans le monde, dont le Royaume-Uni, l'Australie, l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, la Roumanie, le Vietnam, le Japon, les Philippines et la Russie, ont été touchés par cette vague d'attaques informatiques de grande ampleur.

Contactée par l'AFP, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), chargée de coordonner la lutte contre le piratage informatique en France, a assuré samedi n'avoir "pas connaissance" d'autre victime dans l'Hexagone.

L'Anssi recommande notamment "l'application immédiate des mises à jour de sécurité, qui permettent de corriger les failles exploitées pour la propagation" du virus informatique, et la déconnexion des équipements compromis en cas d'incident.

Ce logiciel malveillant verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d'argent, en l'occurrence 300 dollars (275 euros), pour en recouvrer l'usage.

La cyberattaque, "d'un niveau sans précédent" selon Europol, a été réalisée à l'aide d'un logiciel de rançon.

En Grande-Bretagne, plusieurs hôpitaux ont été visés. La plus importante de l'histoireLe géant américain de livraison de colis FedEx ou encore la compagnie de télécoms espagnole Telefonica, où les employés ont été appelés par mégaphone à éteindre leurs ordinateurs en catastrophe, ont également été affectés.

Le service de santé national (NHS) du Royaume-Uni a été sévèrement touché par ces cyberattaques depuis vendredi, qui ont perturbé les activités des hôpitaux, des cliniques et des cabinets de consultation de médecins généralistes d'Angleterre et d'Ecosse.

Les pirates informatiques ont apparemment exploité une faille dans les systèmes Windows divulguée dans des documents piratés de l'agence de sécurité américaine (NSA), indique la presse française. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

Recommande: