Cyberattaques: le parquet de Paris ouvre une enquête en France

15 Mai, 2017, 00:55 | Auteur: Lynn Cook

Des sites de production du groupe automobile Renault ont été mis à l'arrêt samedi en France en raison de la vague de cyberattaque mondiale, qui a touché l'entreprise, a-t-on appris auprès de la direction.

" Nous avons été touchés ", a indiqué un porte-parole du groupe à l'AFP, en précisant que le constructeur était en train d'analyser la situation".

Plusieurs chaînes de montage ont notamment été arrêtées "pour éviter la propagation du virus", a-t-elle précisé, sans dévoiler les sites concernés. Selon la direction du constructeur automobile, "une action" a été mise en place vendredi soir, "dès que la cyberattaque a été détectée".

"Nous sommes impactés par cette cyberattaque, la production de nuit a été touchée mais heureusement ce week-end il n'y avait pas de production complète prévue, seulement une production marginale dans l'emboutissage", a confirmé à l'AFP le responsable communication de l'usine. "Toutes les équipes techniques sont sur place pour faire un diagnostic, procéder à une analyse technologique et engager une action pour reprendre la production au plus vite", a ajouté ce responsable, évoquant un redémarrage de l'usine "lundi matin".

"Comme on a pu le voir, le virus n'est pas focalisé sur la France et chez nous, de la même façon, il ne touche pas que la France", a encore dit la porte-parole. Contactée par l'AFP, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), chargée de coordonner la lutte contre le piratage informatique en France, a assuré samedi n'avoir "pas connaissance" d'autre victime dans l'Hexagone. Ce dernier verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d'argent sous forme de bitcoins pour en recouvrer l'usage.

L'Office européen des polices Europol a, dans un communiqué, qualifié l'attaque "d'un niveau sans précédent" qui "exigera une investigation internationale complexe pour identifier les coupables ". La Banque centrale russe a également annoncé ce samedi que le système bancaire du pays avait été visé par la cyberattaque, ainsi que plusieurs ministères. De la Russie à l'Espagne et du Mexique au Vietnam, des dizaines de milliers d'ordinateurs, surtout en Europe, ont été infectés vendredi par un logiciel de rançon exploitant une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l'agence de sécurité américaine NSA.

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