Corée du Nord: la dénucléarisation, "objectif commun" de Pékin et Séoul

12 Mai, 2017, 12:01 | Auteur: Sandy Vega
  • Les Sud-Coréens votent pour tourner la page du scandale Park

Il remplace Park Geun-Hye, président destitué. "J'irai à Pékin et à Tokyo et, si les conditions sont réunies, à Pyongyang aussi", a-t-il dit lors de son premier discours présidentiel.

Le nouveau chef de l'État, né en 1953 en pleine guerre de Corée (1950-1953), est fils de réfugiés: ses parents ont vécu au nord de l'actuelle zone démilitarisée (DMZ) mais ont fui vers le sud pendant la guerre.

"Je jure solennellement devant le peuple d'exécuter loyalement les devoirs du président", a déclaré devant l'Assemblée nationale à Séoul l'ancien avocat issu du Parti démocratique (centre gauche), formellement investi. De fait, la crédibilité du parti de Park Geun-hye a été mise à mal par le "Choigate" - un scandale de corruption et d'abus de pouvoir à l'origine de sa destitution.

Moon Jae-In va mettre au rebut des manuels d'histoire controversés, publiés par le précédent gouvernement.

L'ampleur du scandale, qui implique aussi l'héritier de l'empire Samsung et le président de Lotte -cinquième plus grand conglomérat sud-coréen- a contraint tous les candidats à la présidentielle à promettre des réformes pour plus de probité.

Les Sud-Coréens sont exaspérés par la corruption d'une partie des élites du pays, mais s'inquiètent également pour le niveau élevé du coût de la vie, de l'augmentation du chômage et du ralentissement de la croissance.

Le nouveau président s'est surtout distingué en promettant un changement de ton face au frère ennemi de Pyongyang et à l'allié traditionnel, Washington.

Après une brève campagne dominée par la problématique de l'emploi et des inégalités, moins par le dossier nord-coréen, les électeurs sont appelés à se rendre jusqu'à 20h00 (11h00 GMT) dans plus de 139.000 bureaux de vote.

Pékin qui a très mal pris l'installation du bouclier antimissile américain en Corée du Sud.

Ce proche du défunt président Roh Moo-Hyun (2003-2008) - qui avait poursuivi dans les années 2000 la politique de rapprochement avec le Nord "du rayon de soleil" - prône l'apaisement avec Pyongyang.

Les tensions ont rarement été aussi élevées sur la péninsule, le nouveau président américain Donald Trump menaçant de régler la question par la force militaire. "Le Japon et la Corée du Sud font face à des défis communs en Asie du Sud-est, dont celui de la Corée du Nord".

"Nous sommes impatients d'accroître notre coopération par le biais de l'accord Canada-Corée sur la science, la technologie et l'innovation que nous avons signé récemment, a poursuivi le premier ministre".

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