Les premiers pas d'Emmanuel Macron

09 Mai, 2017, 02:35 | Auteur: Sue Barrett
  • Emmanuel Macron le 23 avril 2017 à Paris

M. Macron devrait auparavant être présent aux côtés de M. Hollande dès lundi sous l'Arc de Triomphe pour les commémorations du 8 mai 1945; ainsi qu'à la Journée nationale des mémoires de l'esclavage mercredi dans les jardins du Luxembourg à Paris, juste après le dernier Conseil des ministres du quinquennat Hollande. Hollande qui achève un mandat de cinq ans, a dit ressentir "beaucoup d'émotion" à lui donner "la marche à suivre". L'ancien président de la République a dit souhaiter "du fond du cœur le meilleur pour la France", même si pour le nouveau président, le plus "difficile commence". Les blancs et nuls approchent les 9% des inscrits, un record pour une présidentielle. Les partisans de M. Macron tablent sur la "cohérence" des électeurs pour fournir au nouveau président une majorité absolue.

11h55 - Emmanuel Macron se rendra à Berlin pour sa première visite à l'étranger, a indiqué lundi la députée européenne Sylvie Goulard.

Mais si la droite perd les législatives, un éclatement des républicains entre ceux prêts à soutenir une coalition de plusieurs forces politiques de droite et de gauche, comme Bruno Le Maire, et ceux qui y sont hostiles, comme Laurent Wauquiez, semble inéluctable.

12h51 - Valérie Pécresse, qui a voté dimanche pour Emmanuel Macron pour faire barrage au Front national, a estimé lundi qu'il avait gagné la présidentielle "sur une certaine forme d'ambiguïté" et qu'il n'avait ni "l'audace suffisante", ni "la fermeté nécessaire". "Dans l'ultime bataille, la République l'emporte", se réjouit Libération.

C'est en tout cas sous cette étiquette que ses candidats se présenteront aux élections législatives de juin.

Pour accroître ses chances de rassembler le plus largement, Emmanuel Macron a assoupli la règle qui imposait à un candidat investi par En Marche! de renoncer à son parti d'origine. "Mais ils doivent s'engager à soutenir la majorité présidentielle", selon Christophe Castaner, porte-parole de M. Macron.

Le secrétaire général de son mouvement En marche!, Richard Ferrand, a estimé dimanche que " la moitié du chemin a été faite ".

La presse française soulignait la difficulté de la tâche, avec un mouvement jeune, sans expérience et sans implantation locale.

Pour le quotidien de gauche Libération, il s'agit d'une "victoire sous pression", car "la forte abstention, malgré la menace FN, est déjà le signe d'une insatisfaction vis-à-vis du nouveau président".

"Marine Le Pen arrive troisième de ce deuxième tour, après M. Macron, et l'abstention et les votes blancs", a d'ailleurs affirmé le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui n'avait pas appelé à voter Macron. "La Première ministre a répété que le Royaume-Uni veut un partenariat fort avec une Union européenne sûre et prospère une fois que nous l'aurons quittée", a annoncé Downing Street. Il ajoute que le président élu l'a "suivi", puis "s'est émancipé", sans le trahir. M. Macron va maintenant devoir trouver une majorité pour gouverner et mettre en oeuvre son programme: vaste réforme du droit du travail, réduction des dépenses publiques, renforcement du couple franco-allemand.

Le président américain Donald Trump lui a aussi adressé ses félicitations, le russe Vladimir Poutine l'a surtout exhorté à " surmonter la méfiance mutuelle ".

Marine Le Pen, elle, s'est réjouie, malgré la nette défaite, de son "résultat historique et massif" pour un parti "devenu la première force d'opposition".

Disqualifiés à l'issue du premier tour, le Parti socialiste et Les Républicains se réunissent chacun à partir de mardi pour tenter de surmonter leurs divisions et préparer leur revanche.

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