3,1 millions de tweets pendant le débat Macron-Le Pen

08 Mai, 2017, 03:29 | Auteur: Sue Barrett
  • Un Français vote pour le 2e tour de la présidentielle le 7 mai dans un bureau de vote à Hong Kong

Selon l'équipe de campagne du candidat d'En Marche, l'un de ces tweets émanait notamment d'un militant pro-Trump et a été relayé massivement par des comptes de soutien au président américain, puis par 213 comptes francophones très actifs dans le relai d'articles des médias pro-russes RT et Sputnik, selon l'analyse du chercheur Nicolas Vanderbiest. Ces résultats, tirés du sondage quotidien sur la présidentielle réalisé par l'Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud-Radio, s'appuie sur un échantillon de sondés qui n'a que très partiellement été exposé au très agressif débat de mercredi soir. Et de dénoncer: "Je regrette que la tournure du débat aille dans ce bas-fond". "On n'arrive pas à tordre le cou à tous les mensonges, mais on en tue quelques-uns", a cependant considéré M. Macron jeudi.

L'ancien ministre a dénoncé jeudi la propagation d'une "fake news" (fausse information), sur France Inter. BFMTV, Cnews, LCI et France Info, chaînes d'information en continu qui diffusaient également le débat, se partagent en tout 1,4 million de personnes.

Emmanuel Macron engrange ainsi 3 points supplémentaires par rapport aux précédentes études réalisée par cet institut ou d'autres avant le débat et culmine désormais à 62% des intentions de vote.

Emmanuel Macron, favori des sondages, est sorti vainqueur des échanges.

Le débat était houleux, parsemé d'invectives et d'attaques frontales. En revanche, le chiffre du nombre d'intox énoncées par les candidats relevés par les décodeurs du Monde s'élève à 2 pour Emmanuel Macron et 18 pour Marine Le Pen. "Elle a derrière des troupes sur Internet qui se mettent en place", a-t-il ajouté.

Mme Le Pen y a qualifié son adversaire "d'enfant chéri du système", de "candidat de la mondialisation sauvage", "du communautarisme" et de "la guerre de tous contre tous".

Il a estimé sur Sud Radio et Public Sénat que l'accusation de complaisance d'Emmanuel Macron vis-à-vis de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) était "ridicule".

Dans une interview à La Provence, Emmanuel Macron a déploré vendredi les 'pudeurs de gazelle' de ceux qui hésitent encore à voter pour lui face à Marine Le Pen, après avoir voté pour Jacques Chirac en 2002, en allusion à Jean-Luc Mélenchon.

Lors du duel, Marine Le Pen a évoqué ces rumeurs.

Au lendemain d'un débat télévisé d'une brutalité sans précédent, la campagne présidentielle française n'a rien perdu de son âpreté jeudi, avec une plainte d'Emmanuel Macron contre des rumeurs et des jets d'œufs contre Marine Le Pen.

Recommande: