Présidentielle 2017. Sondage "rolling": Macron accentue son avance

28 Avril, 2017, 08:57 | Auteur: Lynn Cook
  • François Fillon pendant l'émission

Pour donner un dernier élan à une campagne riche en surprises et en rebondissements, dominée ces derniers jours par un match à quatre (Macron-Le Pen-Fillon-Mélenchon) à fort suspense, les onze candidats avaient tous prévu meeting, déplacement ou discours.

Pour information, voici les résultats du sondage Opinionway "rolling" pour Les Echos et Radio classique (pour lequel nous avons émis quelques réserves) publié aujourd'hui avec Emmanuel Macron également en tête et avec 28 points d'avance au second tour.

Ces trois émissions télévisées sont inédites dans l'histoire électorale française, qui se contentait depuis 1974 d'un débat avant le second tour.

"Je pense qu'il y a beaucoup d'émotion et de désordre dans cette campagne, mais au moment de mettre le bulletin dans l'urne, les Français reviendront à des choix plus raisonnables", a déclaré sur RTL François Fillon, convaincu d'être qualifié.

"Quant aux affaires dans lesquelles le candidat est empêtré, elles ont à peine été évoquées en toute fin d'entretien, après un point sur la fusillade des Champs-Elysées et la déclaration de François Hollande". "Et je veux avoir une pensée pour la famille de la victime", a-t-il dit. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Marine Le Pen sera elle à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) dans un refuge pour animaux. En plus de l'emporter face à la candidate du Front National, le chef de file d'En Marche sort aussi vainqueur de son duel face à François Fillon (67% contre 33%) et face à Jean-Luc Mélenchon (60% contre 40%).

Emmanuel Macron sur France 2 à Paris le 20 avril 2017
Emmanuel Macron sur France 2 à Paris le 20 avril 2017POOL AFP

"La pire des réponses serait la fuite que nous proposent Madame Le Pen et monsieur Mélenchon".

M. Fillon cherche aussi à tirer avantage de la récente percée de l'antieuropéen et antimondialiste Jean-Luc Mélenchon dont le programme inquiète les électeurs de droite, tous appelés à serrer les rangs face à la menace "communiste".

Le candidat des Républicains n'est en tête qu'en Île-de-France, crédité de 23,5% des intentions de vote, suivi par Emmanuel Macron à 23% et Jean-Luc Mélenchon à 19%. Les journalistes David Pujadas et Léa Salamé continuaient d'interroger les candidats en tenant les téléspectateurs informés en direct des circonstances encore floues des conditions des tirs qui ont tué un policier et blessé un autre. Mercredi, à Nantes, à l'occasion d'un de ses derniers meetings, il a dénoncé les propos tenus par Marine Le Pen lors de sa réunion publique au Zénith de Paris.

Quant à François Fillon, il a remis en cause sa carrure présidentielle et lui reprochant de n'avoir plus d'autorité morale. "Même s'il ne s'agit pas d'un débat, la moindre émission compte", en pleine "bataille du vote utile" à gauche entre Mélenchon et Macron, relève Chloé Morin, directrice de l'observatoire de l'opinion de la Fondation Jean-Jaurès. "Sur 11 candidats, 10 veulent nous ramener vers le passé". "D'autres voudraient nous enfermer dans un choix simple, Margaret Thatcher ou Trotski, Fidel Castro ou Maurras", a-t-il ajouté.

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