"Je ne suis pas la candidate du FN" — Le Pen

27 Avril, 2017, 01:01 | Auteur: Jonathan Ford

Par ailleurs, Alexis Corbière n'a pas caché qu'il estimait que Benoît Hamon avait empêché Jean-Luc Mélenchon d'être au second tour.

L'objectif est clair pour Marine Le Pen, confrontée à un problème de réserves de voix en vue du second tour: rallier les "Insoumis", électeurs de Jean-Luc Mélenchon. "Comme on dit dans le langage sportif, Mélenchon s'est désuni dans la dernière ligne droite", a-t-il ajouté. "Ce qu'il a dit hier, ce n'est pas du niveau de Jean-Luc Mélenchon", a encore déclaré Emmanuelle Cosse, ministre du Logement. "Je la regrette profondément". Pour cela, elle a quelques arguments dans sa manche... "Le vote pour la candidate d'extrême droite ne saurait donc représenter une option", précise le texte. "Ne donnant pas de consigne anti-FN, quelle est la conscience de Jean-Luc Mélenchon?", s'est aussi questionné Richard Ferrand, le secrétaire général d'En Marche!, sur Radio classique.

L'initiative du leader de la France insoumise, qui a réalisé dimanche une percée inédite, en se plaçant à la quatrième place, derrière François Fillon avec 19,58 % des voix, a reçu de vives critiques à gauche, notamment de la part de Jean-Christophe Cambadélis, lundi. Invité sur France Inter ce mardi 25 avril, le fondateur du Front national a jugé "très digne" l'attitude du candidat de la France insoumise. Emmanuel Macron, nous savons que nous pouvons nous opposer à sa politique.

"Je ne suis pas la candidate du Front national", a déclaré mardi sur TF1 Marine Le Pen. L'oligarchie a déjà installé Emmanuel Macron dans le fauteuil du président. Là, tout à coup, Marine Le Pen nous fait le coup de la candidate sociale, de la souveraineté.

Au Parti socialiste (PS), les premières attaques n'ont pas tardé.

"Entre celle qui veut sortir de l'Europe et celui qui nous propose une Europe à la Juncker avec ses délocalisations vers des pays à 600 euros/mois (.), le vote blanc me semble la bonne solution", s'indigne en écho "CYP92", un autre commentateur. Et le processus de reconstruction passera par les législatives.

Côté de l'équipe d'Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux et Richard Ferrand sont revenus sur la polémique autour de la soirée à La Rotonde. Pour Julien Bayou, porte-parole d'EELV, mieux vaut "un projet qu'on peut combattre dans la rue plutôt qu'un projet qui peut dériver vers un régime qui n'a rien de démocratique".

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